Paralleltexte zu Matthdus und Marcus, Leipzig
postérieurs au ii® siècle. L'on s'étonnera même que cet évangile, qui se recommandait de Fapôtre Pierre, qui avait probablement été écrit à Rome et pour des lecteurs romains, ait laissé si peu de traces dans les écrits de l'église romaine. On ne relève aucun passage de l'épître de Clément aux Corinthiens qui rappelle clairement l'évangile de Marc; I Cor. XXIII présente les mêmes idées que Marc, XIII, 28, 29, mais les termes sont différents. I Cor, XLVI, Oual tw dIvOpwTcw Ixeivw, xaXov ^v auTw et oùx l^ewT^ÔTi, se rapproche de Marc, XIV, 21, mais davantage de Matthieu, XXVI, 24. I Cor, XV, Clément cite le texte d'Isaïe, XXIX, 13, dans une forme qui s'éloigne des Septante et se rapproche de Marc avec la variante aTcefftiv au lieu de à-Ki^tx, Le même texte se trouve dans Matthieu, XV, 8 ; il est cité souvent par d'autres écrivains sous la même forme, ce qui fait supposer qu'il doit dériver d'un texte primitif différent de celui des Septante plutôt que du second évangile.
Ignace^ parle de to icup to àdêeffxov. S'est- il souvenu de Marc, IX, 45? Nous n'avons à relever aucun passage parallèle dans les autres écrivains apostoliques ou dans la Didachè. Dans le Pasteur d'Hermas, Sim, IX, 20, se rapproche de Marc, X, 23, 24 ; Mand. II, 2 de Marc, III, 29. Mais il est difficile d'y voir des citations de Marc.
Justin, avons-nous dit, a probablement connu l'évangile de Marc sous le nom de à7ro{xvTriîJLov6ufjLaTa Ilétpou. En effet, il dit que, dans les à7ro(i.vY)fjLoveu[xaTa, les deux fils de Zébédée sont appelés poavcpysç, S Idxiv utol ppovt^ç ; or, cette appellation ne se trouve que dans Marc, III, 17. Justin^ appelle Jésus tIxtcov, comme Marc, VI, 3, tandis que Matthieu, XIII, l'appelle ô xov textovoç otoç.
L'évangile de Marc était connu d'Héracléon^, des
\. Ad Eph.,\Yl.