‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 73 sur 99 · Clément d'Alex., Strom., IV · texte numérisé non relu

Clément d'Alex., Strom., IV

Valentiniens^; saint Irénée^ dit qu'une secte de Docètes préférait l'évangile de Marc. Enfin, le même écrivain^ affirme nettement qu'il a connu le second évangile, tel que nous le possédons : « Marcus interpres et sectator Pétri initium evangelicae conscriptionis facit sic : Initium evangelii Jesu Christi, filii Dei. » Il le cite littéralement en de nombreux passages : Adç. Haer.y IV, 6, 6 ==: Me I, 24; I, a, 3 zir V, 30; V, 13, 1 = V, 41, 43 etc. Nous avons vu que les premières lignes du canon de Muratori se rapportaient probablement au deuxième évangile. A partir du milieu du ii® siècle, nous constatons donc très nettement l'existence de l'évangile de saint Marc.

Un fait cependant qui pourra paraître singulier c'est que, encore au v® siècle, Victor d'Antioche remarque qu'aucun écrivain n'avait commenté l'évangile de Marc. L'explication est probablement que, le premier évangile renfermant presque toute la substance de Marc, lorsqu'on avait commenté le premier, on jugeait inutile d'expliquer le second, regardé comme un abrégé du premier. Il en a été longtemps ainsi. Le plus ancien commentaire est celui de Victor d'Antioche, v® siècle; d'autres l'ont suivi, mais c'est de nos jours seulement que l'évangile de Marc a été traité pour lui-même, indépendamment de Matthieu. On y a vu, assez généralement, l'évangile le plus primitif et l'on y a recherché l'expression la plus simple et la moins retravaillée de la catéchèse primitive.

i. IRÉMÉE, Adv. Haer.y I, 3, 3.

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