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Cf. Lévi XVI = Le I, 35; Dan V = Le I, 17; Gad VI = Le XVII, 3. Il faut relever aussi dans ces Testaments des coïncidences d'idées avec Luc, entre autres, la doctrine de Fadmission des Gentils dans le royaume de Dieu et de l'universalité du salut, idées que développe surtout le troisième évangile.
La II® épître aux Corinthiens, dite de Clément, écrite vers le milieu du ii® siècle, cite, VI, 1, 2, textuellement Le XVI, 13 : OùSeiç olxcty)ç Wv«Tai Soai xup(otç SouXeueiv.
Marcion prit l'évangile de saint Luc comme base de son évangile du Seigneur^ ; il retrancha ce qui n'était pas en accord avec ses doctrines, mais on ne croit pas qu'il y ait rien ajouté^. Il est d'ailleurs impossible de supposer avec quelques critiques que l'évangile de Marcion était l'évangile original de saint Luc.
Le troisième évangile était connu aussi de Valentin, qui en interprétait des passages à sa fantaisie^. Nous savons encore par saint Irénée* que d'autres hérétiques du II** siècle, les Marcosiens, Ptolémée, les Ophites, abusaient des textes de saint Luc pour établir leurs doctrines. D'après Clément d'Alexandrie^, Héracléon avait commenté saint Luc.
Justin connaissait le troisième évangile ; il raconte plusieurs détails de la vie du Seigneur, (jue saint Luc seul a relatés : Elisabeth, mère de Jean-Baptiste, l'envoi de l'ange Gabriel à Marie, le recensement de Quirinius, l'envoi de Jésus par Pilate à Hérode, etc. Il cite diverses paroles du Seigneur : I Ap, 16 = Le VI, 29; id. 17 = Le XII, 48; id. 19 = Le XVIII, 27,
i. Zahn, Geschichte des neutestamentlicfien Kanons^ a rassemblé lout ce qui nous reste de rEuaYY^iov de Marcion, n Band, p. 455-494, Leipzig, iSOl.
a. iRiNÉE, Adv, Haer,y 1, 47, a — Tertdllikn, Adv. Mareionem, IV, a, 5.