Strom* IV
XII, 4; id. 33 = Le I, 35. Dans DiaL 76, le passage est presque parallèle à Le IX, 22 ; on pourrait relever encore d'autres passages qui rappellent Luc d'assez près, mais ne sont pas textuels.
Celse remarquait qu'une des deux généalogies de Jésus-Christ remontait jusqu'au premier homme ^; il met en opposition Matthieu, Marc, Luc et Jean à propos de l'apparition des anges au tombeau vide 2.
La lettre des églises de Lyon et de Vienne^ cite Le I, 6. Nous avons déjà mentionné le témoignage du canon de Muratori et celui de saint Irénée. En outre, ce dernier raconte la vie de Luc et rassemble tous les traits de la vie de Notre-Seigneur qui nous ont été rapportés par Luc seul^.
Nous constatons donc avec certitude l'existence du troisième évangile dès le milieu, et surtout à la fin du II® siècle. N'oublions pas que c'est vers cette époque que Tatien l'a inséré dans son Diatessaron, et que, très probablement, il a été traduit en latin et en syriaque.
L'évangile de saint Luc est des trois synoptiques celui dont les caractéristiques linguistiques, littéraires, historiques et doctrinales sont le plus accentuées.