‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 82 sur 99 · Adv. Raer., III · texte numérisé non relu

Adv. Raer., III

récents : Sagesse, Macchabées, etc. ; 230 dans les écrivains classiques. On relève 373 fitraS Xeyoîxeva par rapport aux autres écrits du Nouveau Testament; 52 sont douteux, et 11 figurent dans des citations. 168 de ces ^TcaÇ se retrouvent dans les Septante, 50 sont dans les écrivains classicpies; 31 mots se trouvent dans Luc pour la première fois : àvaTcyjpo;, àp^iteXwvyjç, Seuiepoirpto- Toç, Si«Yp^Y®psîv, ôopuêaÇw, hdf(e\o<;, xpuircYj, {Aspiaxi^ç, (jtuXtxoç, ôpoOeata, TrocpaxaôCCstv, TrpoG^airavSv, atvtaCetv, TETpaSiov etc. Luc a un certain nombre de mots ou d'expressions qu'il emploie plus fréquemment que les autres évangélistes : âvaXafA^àvco, StavoCyeiv, iTCtcpaivw, ÔTCTaata, TrpeaêuTepiov, etc. Nous signalerons aussi des expressions caractéristiques de cet évangile : dfpxeaOat «tco, litiTciitTei <po6oç è-n aÔTov, TcpodWTrov t9îç y^ç, TiOrifAt elç t^ xapSCav, cxpatià

Ce qui frappera le plus un observateur attentif, c'est la ressemblance du vocabulaire de saint Luc avec celui de saint Paul, ressemblance de mots et souvent aussi d'expressions. On a relevé 175 mots qui sont particuliers à ces deux écrivains : àwoXoYetffôai, IxSwoxtiv, liratvetv, i^ouj^àÇeiv, xaxapYeîv, wpeaêuTyjç, etc. Luc et Paul ont aussi en commun, et seuls, un certain nombre d'expressions : divô' Sv, àito Tou vuv, aîveïv tov 06ov, àXX' oûSe, el xai, el fXTiTi, ii xaC, ^fAcpa Kupiou, îSoi* yap, vuv U, ô5o; tîpi^vifjç, ou^^l àXXcc, TrXouteîv eiçxtva, oitXdcYXva IXéouç, utoç elpi^vyiç, tou «pwtrfç, j^àpiv E)^eiv, etc. At(ox(o n'est intransitif que dans ces deux écrivains. Relevons aussi des membres de phrases presque identiques dans Luc et Paul : Le VI, 36, ô ica- Tnp ô|A«v olxTipfACdv hxl = II Cop, I, 3, Ô Tca'rfip T(ov olxTipjAwv ; Le VI, 39, (AinTi Wvotrai tu^Xoç xiKpXov 6SifïY«tv = Rom, II, 19, ireTcoiôctç te <xeaotov ô^ïjy^^ *^^* TucpXGvj Le X, 8, IffStete xà irapaTiôfjxeva ôjjuv = I 67or. X, 27, irSIv xb irapa- Ti6l(avov ôpitv iffôim. Cf. encore Le IV, 22 = Col. IV, 6; VI, 28 = I Cor, IV, 12 ; VI, 37 = Rom. II, 1 ; IX, 56 =

II Cor. X, 8; XVIII, 1 =r II Th. I, il; XX, 17 = Rom IX, 33; XXI, 36 = Eph. VI, 18 etc. Mentionnons aussi dans Luc certaines particularités de construction, qui se retrouvent dans saint Paul : les parenthèses : V, 24 VIII, 30; IX, 28, 30; XXIII, 51; Fanacoluthe : XI, 5-7 11; XVII, 7-9; XXI, 6, 12; les changements de cens tructions : V, 14; IX, 3; les ellipses, VIII, 20; XII 47, 48; XV, 7; XVII, 2 ; XVIII, 14.

Ces ressemblances de vocabulaire ou de syntaxe entre les écrits de Luc et ceux de Paul n'autorisent pas à supposer que saint Paul a écrit le troisième évangile, comme on l'a dit, ou qu'il l'a influencé directement, non plus que Luc a été le secrétaire rédacteur des épîtres de saint Paul. Malgré ces ressemblances il y a entre le troisième évangile et les épîtres pauliniennes des différences de tenue générale indéniables. Celles-ci présentent une langue une, très caractérisée, tandis que l'évangile offre une langue unifiée, tout à la fois variée et uniforme. Il est plus simple de croire que Luc était familier avec la langue de son maître et que, reproduisant une partie de ses enseignements, il en avait adopté les termes et les tournures de phrases. D'ailleurs, Luc a aussi des mots et des expressions qui lui sont communs avec d'autres écrits du Nouveau Testament : par exemple, 42 mots communs avec l'épître aux Hébreux, àva<rra«wç Toyx«v£iv, dtvopOow, dticaX- Xdfaffw, dtiTOYpacpcaôai, àfftpov, TrSvTeX^;, etc.

D'une manière générale, Luc écrit une langue qui, dans ses éléments essentiels : vocabulaire, flexion et syntaxe, ne diffère pas de celle des écrivains du Nouveau Testament : sa langue est la xoiWl SiâXexToç du temps, telle qu'elle était parlée par les gens de bonne compagnie etc.

Nous ferons ressortir les différences de langue entre les trois synoptiques par le tableau suivant :

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