‹ Histoire des livres du Nouveau TestamentChapitre 97 sur 99 · Ad Hedib · texte numérisé non relu

Ad Hedib

lien, Justin, Hippolyte, Vincentius, les Acta Pilati, les Constitutions apostoliques, Celse, Aphraates, Macarius Magnes, Leontius, Jérôme, Cyrille de Jérusalem, Ephrem, Ambroise, Augustin, Chrysostome, etc., etc. Il est donc certain que ces douze versets ont été regardés, dès le milieu du ii® siècle, par un grand nombre d'écrivains comme la finale de saint Marc. On pourrait même remonter jusqu'au commencement du ii® siècle avec Papias et les Acta Pilati. Le P. van Kasteren * soutient que cette finale était connue de Pépître aux Hébreux, ce qui la reporterait vers 64-66. Les témoignages sont donc plutôt en faveur de l'existence de la finale longue ; de Pexamen interne résulte-t-il la même conclusion?

Si nous comparons ces 12 versets aux précédents et à l'ensemble de l'évangile de Marc, nous y relevons des faits très caractéristiques.

a) Ces versets ne font pas suite aux précédents, et semblent commencer une section nouvelle. Le jour et l'heure de la résurrection de Jésus avaient été marqués au 1^ 1; ils le sont encore f 9 sans nécessité; on ne voit pas à quoi se rapporte àvadtàç Se. Il est parié de Marie Madeleine, comme s'il n'en avait pas été question déjà trois fois dans les versets précédents.

b) La phraséologie et la langue ne sont pas celles du reste de l'évangile. Il y a des mots et des expressions inconnus à Marc : luopeuojxai, employé trois fois ; OediofAocty àiTi9TÉ(0y furà $è Tautot, Ktiptoç, appliqué à Jésus, ftepoc, irapaxoXouO^co, pXaitrc*), icavra^ou, JicaxoXouOsco, cruvEpYéo), peêott^coy 7càff>î Ttj xtCffet, xiŒfAOV âficavTa, ^"kM^^on^ xatvat; XoiXi^aoufftv, ^£tç àpouŒiv, 6ava9t{iL^v xt itluècWy xaX(o< l^ouotv, cpavepou{iiat {xopop^, CffTcpov; en tout, plus de 20 mots étrangers au reste de l'évangile, et cela dans 12 ver-

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