‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 106 sur 110 · LIANT XI X V2 BAT TIMN · texte numérisé non relu

LIANT XI X V2 BAT TIMN

2. À. J,. XIII. XV. 2. — B.9, I. IV. 8. — Ici les noms de Dium et d’Essa sont remplacés par ceux de Pella et de Gérasa, ce qui est, sans aucun doute, la bonne leçon. Dium, Gérasa, Gamala, et Gaulan ou Golan de la Batanée, sont des villes bien déterminées. Quant à Séleucie, il est bien évident qu’il ne peut être question ici de

l'illustre Séleucie située au delà d'Antioche, mais bien de la Séleucie qui se trouvait dans le voisinage du lac Samachonite (Bahr-el-Houleh).

LA DYNASTIE ASMONÉENNE. 311

(El-Arich) : dans les terres, du côté de l’Idumée, Adora et Marissa; puis la Samarie, le Mont-Carmel et le Mont-Thabor, Scythopolis, Gadara, La Gaulanite, Séleucie, Gabala ; chez les Moabites, Essebon, Medaba, Lemba, Oronæ, Telithon, Zara (Zoara ?) la vallée cilicienne (Kazuvaïiüva) et Pella. Celle-ci fut rasée, parce que ses habitants refusèrent d'adopter la foi religieuse des Juifs.

Depuis plus de deux années déjà Alexandre Jannée s'était adonné à l'ivresse, et, par suite de son intempérance, avait été pris d’une fièvre quarte qui ne le quittait plus. Il n’en continua pas moins à guerroyer; et il alla mourir devant la place de Ragaba, dont il avait commencé le siège: Ragaba était une ville des Geraséniens, située par conséquent sur la rive orientale du Jourdain?.

Lorsqu'elle le vit à toute extrémité, la Reine, qui se nommait Alexandra, se mit à fondre en larmes et à se lamenter, en envisageant l'avenir de ses enfants et le sien; car ils allaient rester sans protection : « À qui, dit-elle, me laisses-tu, à qui laisses-tu » tes enfants qui ont tant besoin d’un appui étranger, toi qui » sais combien la nation t’est hostile? » Alexandre agonisant lui recommanda de suivre ses derniers conseils, si elle voulait conserver sa couronne et ses enfants: « Cache ma mort à l’ar- » mée, lui dit-il, jusqu’à ce que la place soit emportée; rentre » alors triomphalement à Jérusalem, et remets une certaine » autorité entre les mains des Pharisiens. Eux seuls, reconnais-

1. À. J. XIII. XV. 4. — 80 av. J.-C. La vallée Cilicienne dont ce nom ne se présente qu'ici, que je sache, est fort difficile à identifier. Pour ma part, je ne me reconnais pas capable d’en fixer la position. Frœlich (Annales, V, p.116) diten en parlant, au sujet du passage de Josèphe où nous sommes arrivés : Aulonem Cilicium, sive potius vallem Cillitarum, et son explication ne me paraît pas plus claire que la dénomination transmise par Josèphe.

2, B. J. I.IV.8. Ici Josèphe ne parle plus de l’intempérance d'Alexandre. ll dit qu’il tomba malade d’une fièvre quarte, aussitôt qu'il cessa de faire la guerre ; il crut qu’il s’en débarrasserait en recommençant à guerroyer. Les fatigues de sa nouvelle expédition étaient au-dessus de ce qui lui restait de forces, et il en mourut. Il avait régné 27 ans. i

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» sants de l'honneur que tu leur feras, sauront te concilier la » bienveillance du peuple. » Il ajouta que les Pharisiens étaient tout-puissants sur Jes Juifs ; qu’ils étaient en mesure de perdre ceux qu'ils détestaient, comme de sauver ceux auxquels ils voulaient du bien; que la multitude avait une foi aveugle en toutes leurs paroles, bonnes ou mauvaises, et qu’il ne devait la haine de la nation, qu’à l’injure qu’il leur avait faite jadis. « Dès que » tu seras rentrée à Jérusalem, dit-il en terminant, mande » leurs principaux chefs, montre-leur mon cadavre, et en t’in- » géniant pour leur faire croire à la sincérité de tes paroles, » offre-leur de me traiter à leur gré, soit qu'ils veuillent pri- » ver mes restes des honneurs de la sépulture, en souvenir du » mal que je leur ai fait, soit qu'ils veuillent, dans leur ressen- » timent, infliger quelque autre châtiment à ma dépouille mor- » telle. Sois assurée que si tu leur parles ainsi ils se charge- » ront de me faire des funérailles plus splendides que celles » que tu pourrais me faire toi-même. Précisément, parce » qu'il leur deviendra loisible de me faire injure à moi » mort, cela ne leur conviendra plus ; de la sorte tu règneras » en toute sécurité.

Après avoir ainsi parlé à la Reine, Alexandre Jannée rendit le dernier soupir, à l’âge de 49 ans, dont il avait passé 27 sur le trône”.

Josèphe dit ici qu'Alexandre Jannée légua l'autorité royale à sa femme; il pensait que les Juifs se soumettraient volontiers à elle, parce que d’abord elle était loin de partager ses sentiments de cruauté, et qu’ensuite elle résisterait toujours à toute violation des lois. Cette espérance se réalisa d'autant plus facilement qu'Alexandra, sincèrement attachée aux pratiques religieuses de ses pères, n’hésitait pas à dépouiller de toutes leurs dignités tous ceux qui enfreignaient les lois sacrées.

La reine Alexandra suivit de point en point les instructions que lui avait laissées, en mourant, son époux Alexandre Jannée. Aus-

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