À. J'XII, Il:42 (284 ars av. J.-C
posséder. Josèphe nous à conservé avec un soin religieux et le mémoire de Démétrius, et toute la correspondance dont il fut l'origine; on peut recourir à son livre pour étudier ces documents précieux qu'il n’entre pas dans notre cadre de reproduire in extenso. Nous nous contenterons d’en extraire certains passages qui ont pour nous l’avantage de jeter quelque lumière sur l'écriture et la langue judaïques à cette époque, ou, pour mieux dire, à l’époque où les copies qu'il était possible de se procurer, pendant le règne de Ptolémée Philadelphe, avaient été confectionnées ; à moins que l’on n’admette, comme nous le faisons nous-mêmes, que l'écriture dans laquelle étaient conçues les copies des livres saints, était une écriture immuable et qu’il eût été sacrilège de modifier.
Dans le mémoire adressé par Démétrius de Phalères à son souverain, nous trouvons cette phrase : « Ces livres étant écrits » en caractères hébraïques et dans la langue nationale des Juifs, » nous ne pouvons les comprendre. » L’illustre bibliothécaire concluait en engageant le roi à demander au grand prêtre de lui envoyer six anciens, choisis dans chaque tribu, comme les plus savants interprètes de la loi, et de leur confier la traduction des livres précieux qu’il s'agissait d'obtenir !.
Après avoir pris connaissance du mémoire de Démétrius et l’avoir approuvé, Ptolémée donna l’ordre d'écrire dans ce sens au grand prêtre Éléazar, et de lui annoncer en même temps la libération de ses compatriotes qui étaient naguère esclaves en Égypte.
A la mort du grand prêtre Onias I*, son fils Siméon [I lui avait succédé. Celui-ci mourut en laissant un fils du nom d’Onias ; mais ce fut Éléazar, frère de Siméon, qui s’empara du souverain pontificat *.
C’est donc à Éléazar que fut adressée la dépêche royale. Elle était confiée à Andréas et à Aristée qui devaient s’entendre avec