Mach. IV, v. 23. (172 av. J.-C
3. II. Mach, IV, v.24 à 26.—Jos. A.J, XII. 5. J'ai analysé plus haut ce passage de Josèphe, et je me contenterai de dire ici qu’au livre XV. IL. 1, Josèphe rappelle la destitution inique d’Onias III.
pouilla Ménélas du Pontificat, pour le transmettre à son frère Lysimaque. Quant à Sostrate il fut promu au gouvernement de l’île de Chypre’. En partant pour comparaître devant le Roi, tous les deux avaient naturellement délégué leurs pouvoirs à des lieutenants; Ménélas avait précisément choisi Lysimaque, son futur successeur, et Sostrate avait remis le gouvernement de la citadelle à Cratès.
Au moment où cela se passait une révolte éclatait à Tarse et à Mallus. Antiochus Épiphane avait fait aux peuples de ces deux cités, l’injure de les donner en présent à une concubine ; ils ne se courbèrent pas servilement sous le coup ignoble qui les frappait, et ils se mirent en rébellion ouverte. Le roi n’hésita pas à marcher contre eux en personne, pour les réduire à l’obéissance, et en partant il remit les rênes du gouvernement entre les mains d’un de ses fidèles, nommé Andronic *.
Ménélas protita du moment pour commettre un horrible sacrilège. Aidé par son frère Lysimaque, il vola sans pudeur un certain nombre de vases d’or destinés au service du temple; il en offrit quelques-uns en présent au régent Andronic, et fit vendre les autres à son profit, à Tyr et dans les villes voisines. Onias le grand prêtre déposé, informé de ce crime, résolut d’en obtenir la répression, et pour agir en toute sécurité, il accourut à Daphnè, célèbre asile situé près d’Antioche, où s’élevait un magnifique temple d’Apollon. Le dessein d'Onias ne pouvait rester secret pour Ménélas qui recourut à un crime de plus pour se tirer d'affaire. [l vint trouver Andronic dont il avait d’avance payé la complicité, et le supplia de le débarrasser de son dénonciateur. Le Grec n'avait plus rien à refuser à son corrupteur; il vint donc à Daphnè, tendit la main à Onias, et lui affirma par serment qu’il n’avait rien à craindre, et qu’il pouvait, en toute sécurité, sortir de l’asile qu’il avait choisi. Malgré sa défiance,