II. Mach, IV, v. 43 à 50 (170 av. J.-C
grands égards pour le Roi vaincu, dont il prétendait n’être que le protecteur. Ce fut à ce moment que le Ptolémée Macer, auquel nous venons de voir jouer un rôle odieux, se déclara le partisan dévoué d’Antiochus. L’Égypte toutefois ne subissait qu'avec impatience le joug que le monarque syrien lui avait imposé, et celui-ci pour affermir son autorité usurpée, se prépara à envahir une seconde fois en armes les états du prince dont il s’obstinait sans vergogne à se déclarer le protecteur (170 avant J.-C.)
L'armée de Ptolémée Philométor fut encore une fois défaite ; ce pauvre prince s'enfuit et se cacha ; puis Antiochus redevenu maître des villes de l'Égypte, y fit un immense butin !.
Au moment où Antiochus Épiphane se préparait à entrer en campagne pour cette seconde expédition contre l'Égypte, Jérusalem pendant quarante jours consécutifs fut effrayée par d’étranges prodiges. Chaque jour on voyait dans les airs des combats fantastiques, se renouvelant sans cesse tant que duraitla lumière du soleil ?.
Chacun commentait et expliquait à sa façon ces apparitions extraordinaires, mais tous étaient d'accord pour souhaiter qu’elles ne fussent pas l’annonce de grands malheurs prochains pour la cité.
Un beau jour sans que personne pût deviner d’où venait la nouvelle, le bruit se répandit dans tout le pays que le roi Antiochus était mort. Nous avons dit que le grand prêtre destitué, Jason, s'était réfugié dans l’Ammonitide ; trompé lui-mème par annonce de la mort du Roi, il jugea le moment opportun pour ressaisir le pouvoir dont il avait été dépouillé, et réunissant en hâte un millier d’aventuriers prôts à partager sa fortune, il se rua sur Jérusalem. Vainement les habitants firent mine de courir aux murailles ; ils n’eurent pas le courage nécessaire pour repousser les assaillants ; la ville entière fut bientôt envahie, et
ni Mach, I, y. 17 à 20.