‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 55 sur 110 · II. Mach. V, v. 11 à · texte numérisé non relu

II. Mach. V, v. 11 à

sanctuaire. En un mot il prit l'argent, l’or, tout ce qui avait une valeur intrinsèque, ainsi que le trésor secret. Lorsqu'il n’eut plus rien à piller, Antiochus charmé du succès de son expédition, regagna sa capitale. Un détail odieux nous est donné à ce sujet par le 2°° livre des Machabées! (verset 15), c’est que le roi de Syrie fut guidé par le grand prètre Ménélas en personne, lorsqu'il consomma la ruine du temple. Une somme de 1,800 talents était de ce coup tombée entre les mains du roi profanateur, dont l’orgueil effréné fut exalté outre mesure par ce facile succès.

Josèphe * affirme que Jérusalem fut prise sans avoir fait de résistance, et que les partisans d’Antiochus lui ouvrirent les portes de la ville. Ce récit n’a rien qui contrarie celui du livre des Machabées, et nous sommes tout disposé à croire que le roi de Syrie fut traîtreusement introduit dans la place, sans que personne tentât sérieusement de la défendre *.

L'an 169 avant J.-C., Ptolémée Philométor recommenca la guerre contre Antiochus, toujours pour soutenir ses prétentions sur la Cœlésyrie. Une fois de plus le sort des armes lui fut contraire, et le roi de Syrie, pour recouvrer un peu de popularité parmi les Égyptiens, eut la sagesse de se montrer généreux envers les vaincus. Le calcul était bon sans doute, puisqu'il rentra pour ainsi dire en possession de l'Égypte. .

Ce pays fut en cette même année bouleversé par plusieurs révolutions consécutives. Ainsi les Alexandrins déclarèrent Philométor déchu de la royauté qu'ils confièrent à son frère Ptolémée Évergète; puis, peu après, ils partagèrent le pouvoir souverain entre les deux frères; mais ce nouvel état de choses

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