‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 56 sur 110 · I. Mach. I, v. 23 à 29. — II, Mach. V, v. 15 à · texte numérisé non relu

I. Mach. I, v. 23 à 29. — II, Mach. V, v. 15 à

AU AIT: v: 3:

3, Il faut évidemment mettre au rang des fables les plus ridicules le récit que nous trouvons dans Photius (Bibliot. cod. 24#) au sujet de la profanation du sanctuaire de Jérusalem par Antiochus Épiphane. Il s’agit d’un fragment de Diodore de Sicile, qui affirmerait que le roi de Syrie en franchissant le seuil de ce sanctuaire si pur de toute souillure, se serait trouvé en face de la statue d’un homme à l'apparence barbare, monté sur un âne, et tenant un livre à la main. De pareilles platitudes n’ont pas besoin de réfutation.

n’eut qu’une durée éphémère. Philométor, dont le caractère était méprisé, fut de nouveau dépouillé de la pourpre royale.

Pour Antiochus l’occasion était belle de se poser de nouveau en protecteur du Roi déchu, et il s’empressa de la saisir. Il arriva donc devant Péluse, à la tête d’une flotte puissante qui défit la flotte Égyptienne ; après ce premiersuecès, Antiochus marcha sur Alexandrie dont il entreprit le siège ; il rencontra devant cette place une résistance tellement énergique, qu'il dut évacuer

l'Égypte, dont ilne garda que Péluse, où une forte garnison syrienne fut laissée.

Ce fut alors que les Égyptiens, las de repousser les invasions d'Antiochus, implorèrent contre lui la protection des Romains. Leur requête fut accueillie avec empressement par le Sénat, eten

468 av. J.-C., C. Popilius Lœnas, OC. Decimius, et C. Hostilius arrivèrent en Égypte pour signifier à Antiochus d’avoir à cesser ses agressions contre un État qu'ils étaient chargés d’administrer et de protéger. Le premier résultat obtenu par les ambassadeurs romains fut la réconciliation de Philométor et d'Éver-

. gète, qui recommencçèrent à régner en commun. Antiochus n'était pas homme à accepter un pareil affront sans entrer en fureur, et plus que jamais il se prépara à marcher contre l'Égypte. |

Il était déjà arrivé en Cœlésyrie, à la tête de l’armée destinée à cette expédition, lorsque des ambassadeurs de Philométor et d'Évergète se présentèrent devant lui, pour demander la paix. Antiochus y mit pour condition que les rois égyptiens lui livreraient en toute propriété l’île de Chypre et Péluse.

Ces graves préoccupations n'avaient pas fait perdre de vue à Antiochus ies malheureux Juifs. Après le pillage et la profanation du temple, il avait laissé à Jérusalem pour gouverneur un Phrygien nommé Philippe, dont la cruauté n'avait d’égale que celle du Roi. Il avait établi au Garizim, Andronic et Ménélas, l'ennemi le plus acharné de ses concitoyens.

Du reste il semblait avoir pris à tâche d’amoindrir une race

qu’il abhorrait. En 168 av. J.-C., ce fou furieux, car il est véritablement impossible de le qualifier autrement, envoya à Jérusalem Apollonius, préfet du tribut, à la tête de 22,000 hommes, avec ordre de mettre à mort tous les hommes arrivés à l’âge de puberté ; les femmes et les enfants devaient être épargnés, mais vendus comme esclaves. Apollonius digne serviteur d’un pareil maître, entra à Jérusalem, en protestant de ses intentions pacifiques. Il attendait la venue du jour du sabbat, pendant lequel il était assuré à l’avance de ne rencontrer aucune espèce de résistance ; dès que ce jour néfaste fut arrivé, les troupes syriennes prirent les armes et le massacre, l'incendie et le pillage commençèrent. Les murailles de la ville furent entamées par de larges brèches t.

Ceci se passait deux ans après le pillage du temple? ; la ruine de Jérusalem et du culte judaïque s’accomplit donc en deux fois. Nous avons déjà dit, à plusieurs reprises, comment les Samaritains s’ingéniaient à profiter de la bonne ou de la mauvaise fortune des Juifs ; dès qu’ils virent toutes les calamités que venait de faire peser sur eux la démence d’Antiochus Épiphane, ils ne perdirent pas de temps pour décliner toute espèce de relation de parenté avecles victimes; ils crièrent bien haut qu’ils n'étaient qu'une colonie de Mèdes et de Perses, et que leur temple du Garizim n'avait rien de commun avec le Dieu adoré à Jérusalem. Une députation fut immédiatement envoyée par eux à Antiochus; elle portait au roi une dépêche ainsi conçue . « À » toi, Roi Antiochus, Dieu Épiphane, les Sidoniens habitants » de Sichem, soumettent respectueusement les considérations » suivantes : Nos pères terrifiés par les fréquentes pestilences

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