II. Machab. X. v. 32 à
2. 70 stades font 12,950 mètres, c'est-à-dire environ 3 lieues. Beth-Zacharia, c’est aujourd’hui Beit-Zakariah, placé à gauche de la route du Bir-ed-Diroueh (devant Bordj-Sour) à Beit-lehem, à un peu plus de moitié route.
dominaient le défilé. Toutes ces dispositions prises, l’armée reçut l’ordre de jeter son cri de guerre, et de se mettre en mouvement. Les boucliers d'or et d’airain avaient été tirés de leurs étuis de peau, pour que leur surface jetât un éclat fulgurant.
Voilà on en conviendra une pauvre précaution militaire |
Au cri de l’armée syrienne, les échos des montagnes voisines retentirent. Antiochus et Lysias avaient compté sur la terreur que leur seule présence jetterait parmi les Juifs : ils s'étaient trompés. Judas reçut bravement à la pointe de son épée, la tête
de la colonne d’attaque, et 600 soldats d’Antiochus restèrent sur
le carreau.
Éléazar Aouran, frère de Judas, ayant aperçu, dans la mêlée, un éléphant plus haut que tous les autres, et couvert des harnais royaux, soupçonna que le roi était sur le dos de cet animal, et s’élança vers lui ; à grands coups d'épée, il se fraya un chemin à travers la foule des soldats qui entouraient l'éléphant, et se glissant sous son ventre, le perça de son glaive. Cette masse énorme s’affaissa et écrasa Éléazar. Voilà un acte d’héroïsme que l’on a grandement exalté, et qui en fin de compte n’était qu une bravade inutile *.
Il est évident qu'une perte de 600 hommes était insuffisante pour arrêter l’armée syrienne, et ce fut effectivement l’armée juive qui dut reculer. Judas avec ce qui lui restait de monde se retira dans la toparchie Gophnitique *.
Le récit de cette bataille reparaît, mais singulièrement modifié, dans le 11° livre des Machabées. Il est donc indispensable d'analyser cette nouvelle version ; la voici en substance.
4. À. J. XII IX. I. — B. J. 4. 4,5. — I Machab. VI, v. 31 à 46. Notons, en passant, quelques détails qu'il ne faut pas négliger et que nous fournit ce dernier récit. L'écrivain sacré nomme Beth-Zachara le point où Judas vint camper ; les éléphants, dit-il, furent excités avec du jus de raisin et de mûres. 32 combattants étaient placés sur les tours de bois supportées par chacun de ces animaux, et son cornac en occupait l'intérieur ; l'Éléazar qui se fit écraser en tuant l'éléphant royal, est nommé ici Éléazar filius Saura, mais c’est certainement, dictus Auran, qu’il faut lire.