Bannoris, qu'est-ce que ce nom
2. Maresa était à 10 mille d'Éleuthéropolis ou Beit-Djibrin, suivant saint Jérôme.
3. Odollam ou Adoullam, était encore une localité proche d'Éleuthéropolis (Eusèbe et saint Jérôme).
&. IT, Machab. XII, v, 32 à 41,
LA DYNASTIE ASMONÉENNE. 199
Sancta ergo et salubris est cogitatio, pro defunctis exorare, ut à peccatis solvantur *.
Nous savons que la secte des Pharisiens croyait à l’immor- talité de l’âme et à la réincarnation. Mais nous ne connaissons pas de secte juive ayant foi dans la résurrection des morts et dans l'efficacité des prières des vivants, pour obtenir le pardon des péchés commis, pendant leur vie, par ceux qui ne sont plus. Ce sont là des idées toutes chrétiennes et qui semblent fort étranges sous la plume d’un Juif écrivant en l’an 188 de l’ère des Séleucides. N’y aurait-il pas là quelque interpolation de texte relativement récente? C'est ce que nous ne nous chargeons pas de décider, mais ce que nous soupçonnons fort.
Nous avons déjà trouvé l’occasion de dire que l’auteur du second livre des Machabées ne tient en aucune façon compte de l’ordre chronologique des faits, et qu’il les brouille tous, en * écrivant, pour ainsi dire au hasard, tout ce qui arrive au bout de sa plume. Nous allons en avoir une bonne preuve de plus, en analysant très brièvement le chapitre XII de ce livre.
L'an 149 (164 av. J.-C.), Judas apprit qu'Eupator à la tête d'une armée immense s’apprêtait à envahir la Judée, et qu’il était accompagné de Lysias, son premier ministre. L'armée syrienne comptait 110,000 fantassins, 5,000 cavaliers, 22 éléphants et 300 chars de guerre, armés de faulx *.
Ici l’auteur raconte la mort tragique du grand prêtre Ménélas, et nous avons déjà utilisé ce paragraphe, sur lequel nous passerons cette fois, nous contentant de citer le verset 8 qui termine cet épisode. Æt quidem satis justè, nam quia multa erga aram Dei delicta commisit, cujus ignis et cinis erat sanctus, 1pse in cineris morte damnatus est. — Les cendres de l’autel des holocaustes étaient considérées comme saintes, et il était naturel qu’elles fussent accumulées dans un lieu consacré. Dès lors il n'y a rien d'impossible à ce que les vastes amas de cendres qui