II. Machab. XIII, v. 1 et
se voient à Jérusalem soient en réalité les cendres provenant du temple.
Des amas analogues de cendres se voient en deux points, à proximité de Naplouse. Il y en avait de semblables à Berœa (Alep). Il se peut donc qu’il y ait eu une habitude générale parmi les peuples habitants de la Syrie, de créer des dépôts pour les cendres provenant des sacrifices, dans le voisinage de leurs sanctuaires renommés. Il est vrai que ces cendres passent aujourd’hui pour être des résidus de la fabrication du savon; mais il faudrait avoir fabriqué bien du savon, et cela depuis l'antiquité la plus reculée, pour avoir pu créer des amas aussi considérables que ceux que nous voyons aujourd'hui et qui maintenant restent stationnaires et n’augmentent plus.
Judas instruit des terribles projets du Roï, ordonna à son peuple de prier jour et nuit, et de jeûner pendant trois jours, pour se préparer à faire face aux événements. Il réunit ensuite le sénat de la nation, et il fut décidé qu’au lieu d’attendre l’en nemi dans Jérusalem, l’armée juive marcherait au-devant de lui, daus l'espoir que le Tout-Puissant lui viendrait en aide, comme il l’avait déjà fait tant de fois. Judas vint prendre position autour de Modiim. — Pendant la nuit il réunit les plus braves et les plus vigoureux de ses soldats, et courut attaquer avec eux le camp royal, où furent égorgés 4,000 hommes (alias 14,000) et le plus grand des éléphants, avec tous les combattants établis sur son dos *.
L'armée ennemie fut remplie de terreur, et après ce brillant succès, les Juifs se retirèrent. Cela s’était passé au point du jour. Le Roi instruit par cette fatale expérience de l’audace des Juifs, se décida à ne plus agir qu'avec les plus grandes précautions ?.
Il vint alors assiéger Beth-Soura; mais il subit devant cette
4. On le voit par cette histoire d'éléphant, il y a un souvenir vague de la ba-
taille dans laquelle périt Éléazar Aouran, en tuant l'éléphant royal, dans le défilé de Beth-Zacharis.