‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 83 sur 110 · A0 LI ED · texte numérisé non relu

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3. Remarquons qu'ici Alcimus est dit avoir été grand prêtre pendant trois années, et qu'au livre XII (X. 6.) c’est quatre années de durée qui sont attribuées au pontificat d’Alcimus.

LA DYNASTIE ASMONÉENNE. 213

vée à Rome les ambassadeurs furent admis à présenter leur requête au Sénat, et cette requête fut accueillie favorablement.

Un sénatus-consulte fut immédiatement rédigé en double expédition, dont l’une fut envoyée à Jérusalem, et l’autre, gravée sur une table de bronze, fut déposée au Capitole, dans le Tabularium. En voici la teneur : « Décret du Sénat touchant le traité » d'alliance et d'amitié, conclu avec la nation des Juifs.

» Que personne de ceux qui sont placés sous l’autorité Ro- » maine, ne fasse la guerre aux Juifs, et ne fournisse des vivres, » des navires ou de l’argent à quiconque leur fera la guerre.

» 51 quelqu'un les attaque, les Romains leur porteront secours » de toutes leurs forces. #5

» En retour, si quelqu'un attaque les Romains, les Juifs vien- » dront au secours de ceux-ci. |

» 51 la nation judaïque veut ajouter ou retrancher quoi que ce » soit à ce traité, cela ne pourra avoir lieu que du consentement » du peuple Romain.

» Si quelque addition y est faite en cette forme, elle sera rati- » fiée. Ce Sénatus-Consulte a été signé par Eupolème, fils de » Jean, et Jason fils d'Éléazar, Judas étant souverain pontife, et » Simon, son frère, stratège des Juifs !. »

Si le texte de ce sénatus-consulte peut être accepté comme authentique, la suscription prouve que Judas fut en réalité investi du souverain pontificat, et que, par conséquent, c’est l’assertion contraire contenue au livre XX des Antiquités Judaïques qui doit être rejetée comme dénuée de fondement.

Malheureusement nous sommes condamnés à rester dans le

4. À. J. XII. X. 6, — I. Machab. VIII, v. 1 à 32. — Ce chapitre est assez curieux par les détails qu’il donne, en passant, sur la composition du Sénat, où siégeaient 320 sénateurs qui délibéraient chaque jour, Il parle d’un magistrat unique élu chaque année, pour exercer le pouvoir souverain. Il y a ici une erreur, puisque les consuls annuels étaient au nombre de deux. Les ambassadeurs des Juifs sont nommés Eupolème, fils de Jean, fils de Jacob et Jason, fils d'Éléazar, Le traité qu'ils obtinrent du Sénat fut gravé sur deux tables d'airain, dont l’une fut envoyée à Jérusalem, pour qu'elle servit aux Juifs de titre à la paix et à l'amitié conclues avec les Romains.

doute, parce que le texte de ce décret du Sénat se retrouve dans le I° livre des Machabées, avec une teneur fort différente dans la forme, comme dans le fond : Le lecteur va en juger.

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« Que la prospérité pour les Romains et pour la nation des Juifs règne éternellement sur terre et sur mer! que l’épée et l’ennemi soient éloignés d’eux.

» Si la guerre menace les Romains les premiers, ou quelqu'un de leurs alliés, dans tous les pays de leur domination, la na-

tion des Juifs leur portera secours, autant que le temps le per- |

mettra, et de tout cœur. Il ne sera fourni aux combattants auxiliaires n1 blé, ni armes, n1 argent, ninavires, selon le bon plaisir des Romains. Ils obéiront aux injonctions de ceux-ci, sans recevoir d'indemnité. |

» Semblablement, si la guerre menace la nation des Juifs les premiers, les Romains leur viendront bravement en aide, autant que le temps le leur permettra. Les troupes de secours ne recevront ni blé, ni armes, ni solde, ni navires, selon le bon plaisir des Romains. Et ils exécuteront les ordres reçus, sans fraude ; dans ces termes l’alliance est décrétée entre les Romains et le peuple des Juifs.

» 51, dans l'avenir, l’une ou l’autre des parties contractantes veut ajouter ou supprimer quelque chose aux termes de ce traité, elle Le fera comme elle l’entendra (n'est-ce pas le sens

de Z2 facient ex proposito suo ?), et quoi que ce soit qui ait été

ajouté ou supprimé, ce sera ratifié. Quant au mal que le roi Démétrius fait aux Juifs, nous lui avons écrit ceci : Pourquoi as-tu fait peser plus lourdement ton joug sur les Juifs, nos amis et nos alliés? S'ils viennent de nouveau se plaindre de toi devant nous, nous leur ferons justice et nous combattrons contre toi, sur terre et sur mer ‘. »

Ne reconnaît-on pas dans la rédaction que nous venons de

transcrire en dernier lieu des indices de la finesse proverbiale les diplomates romains? Cette considération seule nous décide-

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