‹ Histoire des Machabées ou princes de la dynastio AsmonéenneChapitre 85 sur 110 · À. J. XII. I. 4. — Machab. IX, v. 23 à · texte numérisé non relu

À. J. XII. I. 4. — Machab. IX, v. 23 à

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amis, etse retirèrent avec eux dans le désert qui est rapproché de Jérusalem ; ils s’y établirent sur les bords du lac Asphaltite ‘. Bacchides eut bientôt, grâce à ses espions, connaissance du point où les forces juives étaient établies ; il se mit donc en campagne avec toute son armée, et pour donner à celle-ci le temps de se refaire, alla camper sur l’autre rive du Jourdain (la rive gauche). De son côté Jonathas ne doutait pas de l'intention formelle de Bacchides de venir l’attaquer ; il prit donc ses mesures en conséquence. [Il dépêcha son frère Jean Gaddis vers les Arabes Nabathéens, avec lesquels les Juifs avaient noué des relations, pour déposer chez eux tous les bagages de l’armée, avant d'en venir aux mains avec Bacchides. Pendant que Jean cheminait vers le pays des Nabathéens, les fils d'Amaræos, sortis de la ville de Medaba, lui tendirent une embûche, dans laquelle il tomba et fut pris, avec tous ses compagnons : tout le convoi des bagages qu'ils escortaient fut enlevé ; puis, pour comble d’infamie, Jean et tous les autres prisonniers furent mis à mort. La vengeance ne devait pas tarder à atteindre les coupables *. Bacchides qui savait Jonathas campé dans les marécages du Jourdain, choisit le jour du sabbat pour l’attaquer, espérant que la sainteté du jour l’empêcherait de combattre. Mais le général juif harangua ses soldats, et leur fit comprendre qu'ils se trouvaient dans le plus grand péril, enfermés qu'ils étaient entre l’ennemi et le fleuve. Pas de moyen de fuir; car ils avaient les Syriens en face et le Jourdain derrière eux. Invoquant alors

4. Ent ro Üdop 10 xæhobuevov Adxxov Acop. À. J. XIII. 1.2.—1 Machab, v. 32. Ici il est dit que Jonathas et ses partisans se réfugièrent dans le désert de Thecua, au bord de Lac Aphar. Une fois de plus il est clair que Josèphe a copié le livre des Machabées, sans oser substituer le nom Asphaltite au nom Aphar, qu'il s’est con-. tenté de changer d'instinct en Asphar. Thecua est aujourd’hui Tekouâ, au sudouest du Djebel Foureïdis, et à une lieue environ.

2, À. J. XIII. I. 2.— I. Machab. IX, v.12 à 31. Il est dit ici que Bacchides et son armée traversèrent le Jourdain, pendant la célébration du sabbat. Les Nabathéens sont encore cette fois nommés Nabuthéens, et l'écrivain sacré dit que la mission de Jean était d'obtenir d’eux des vivres pour la petite armée juive. Les bandits qui se saisirent de Jean sont appelés les fils de Jambri, de Madaba.

l’aide du Tout-Puissant, il engagea vigoureusement le combat, renversant tous ceux qui se trouvaient devant lui, et courant avec furie partout où il apercevait Bacchides. Un moment il crut le tenir etle frapper de son épée, mais le Grec sut parer le coup. Jonathas alors se jeta dans le Jourdain, avec ses compagnons, et tous furent bientôt en sûreté sur l’autre rive, l'ennemi n'étant pas tenté de traverser une autre fois la rivière. Quant à Bacchides, il ne perdit pas de temps pour regagner Jérusalem où il alla s’enfermer, dans la citadelle. Il avait laissé 2,000 des siens sur le champ de bataille *. th

Il n’est pas du tout facile, topographiquement parlant, de se rendre compte de cette bataille. Essayons pourtant de le faire. Les Juifs de Jonathas ont eu l'imprudence de se loger dans une presqu'île de la rive droite du Jourdain, pour couvrir sans doute leurs flancs et leurs derrières. Bacchides, on ne voit pas trop pourquoi, si ce n’est pour éviter une attaque de nuit, s’en va camper sur la rive gauche, laissant l'ennemi sur la rive droite. Le jour du sabbat, il repasse le Jourdain, et marche contre les Juifs, toujours placés dans leur presqu’ile. On conçoit alors que Jonathas dit à ses soldats qu’ils sont enfermés entre l’ennemi et la rivière quiles cerne, non pas seulement de deux, mais bien en réalité de trois côtés. Pendant que la tête de la colonne grecque engage l’action, la queue de cette colonne continue son passage de rivière. Lorsqu'ils ont à peu près tous évacué la rive gauche, les Juifs et Jonathas, à leur tête, se jettent à l’eau et vont se réfugier sur la rive que les Grecs viennent de quitter. Recommencer un passage du Jourdain et cette fois avec un ennemi qui n'était plus forcé de se maintenir dans une position assez maladroi-

1. À. J. XIIL. [. 3. — Machab. IX, v. 43 à 50. Le verset 45 est bien singulier: Ecce bellum ex adverso, aquæ verso Jordanis hinc et indè, et ripæ, et paludes, et saltus, et non est locus divertendi. Cela ne peut s’expliquer qu’en admettant que les Juits étaient acculés dans une sorte de presqu'île du Jourdain. Nous lisons ensuite (v.48): Et desiliit Jonathas et qui cum eo erant in Jordanem, et transnataverunt ad eos Jordanem. 49, Et ceciderunt de parte Bacchidis die illa mille viri ; et reversi sunt in Jerusalem.

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tement choisie par lui, c'était courir au-devant d’un désastre. Aussi Bacchides eut-il le soin de laisser bien tranquilles les Juifs sur la rive gauche du Jourdain, et dese retirer assez rapidement sur Jérusalem. La journée d’ailleurs avait été rude, puisqu'il avait perdu 2,000 hommes, selon Josèphe, et 1,000 seulement selon le livre des Machabées.

Tellle est je crois la seule manière d'expliquer les marches et contre-marches des deux armées, dans cette journée de combat (160 av. J.-C.).

Bacchides venait d'acquérir à ses dépens la preuve que l’ennemi auquel il avait affaire était loin d’être méprisable. Il fallait donc, au plus vite, mettre le pays à l’abri des coups de main qu’un chef aussi entreprenant que Jonathas, secondé par des soldats pleins d’audace, ne manquerait certainement pas de tenter. Pour cela il fallait relever les murailles de toutes les places fortes qui avaient été ruinées ou démantelées, dans les guerres des années précédentes. Jéricho, Emmaüs, Béthoron, Bethela, Tamnatha, Pharathô, Tokhad et Gazara !, furent mises sur un pied respectable. Des tours ou donjons furent construits dans chacune de ces localités ; des murailles solides et élevées les entourèrent, et des garnisons y furent installées, pour tenir de là les Juifs en éveil, par des expéditions rapides et sans cesse renouvelées. La citadelle de Jérusalem, c’est-à-dire Akra, fut particulièrement fortifiée avec le plus grand soin. Bacchides qui s'était emparé des fils des principales familles juives, qu’il entendait garder comme otages, les fit incarcérer à Akra *.

1. Pour Jéricho, Emmaüs, Bethoron et Bethela, pas d'incertitudes ; il s’agit d’Er- Riha, d'Amouas, de Beït-hour-el-Fouqah, et de Beiïtin. Quant à Tamnatha, c’est probablement la Timnah où était le tombeau de Josué, aujourd’hui Tibneh : Pharathô cest peut-être Ephrath ; Tokhoa, c'est sans doute la Tekoûa biblique aujourd'hui Tekouà, comme alors ; et Gazara c'est Gezerah.

2. À. J. XIII. I. 3. — 1. Machab. IX, v. 50 à 53. Les localités fortiñées par l'ordre de. Bacchides sont nommées ici : Jéricho, Emmaüs, Beth-Horon, Beth-el, Tamatha, Phara et Thopo. Ces trois derniers noms sont entièrement altérés. Il est dit que Bethsoura, Gazara et la citadelle (de Jérusalem sans doute) furent abondamment pourvues de soldats et de vivres.

Nous avons maintenant à raconter comment fut vengée la mort de Jean, traîtreusement assassiné par les habitants de Medaba.

Un beau jour Jonathas et Siméon, son frère, virent arriver un inconnu qui les prévint que les fils d’Amaræos, meurtriers de Jean, allaient célébrer une noce, et que la fiancée appartenant à une puissante famille arabe, allait être amenée de la ville de Gabatha en grande pompe, et accompagnée d'un cortège magnifique. Le moment était venu pour Jonathas et Siméon d’accom- plir ainsi l'acte de vengeance auquel ils n'avaient pas cessé de penser, depuis le jour où un lâche guet-apens leur avait enlevé un frère chéri. L'occasion était trop belle pour ne pas la saisir. Ils partirent donc en hâte pour Medaba, et se placèrent en embuscade dans la montagne, attendant le joyeux cortège au passage. Bientôt parut la jeune fille et son fiancé, entourés de la foule de leurs amis, comme cela se pratique d'habitude dans les cérémonies nuptiales ; s’élancer hors de leur embuscade, fondre sur le cortège, tuer tous les hommes, s'emparer des femmes, et de tous les bagages, ce fut l’affaire d’un instant, et leur vengeance accomplie, les Juifs se retirèrent en toute hâte. Les victimes de cet audacieux coup de main laissèrent 400 morts sur le terrain. Siméon et Jonathas rentrèrent ensuite dans leur marais *.

Dans le I* livre des Machabées, le fait que nous venons de raconter est placé avant la bataille livrée sur les bords du Jourdain. Nous pensons qu’effectivement la bataille est postérieure ; nous croyons d’ailleurs en trouver la preuve dans l’assertion de Josèphe lui-même, qui, après avoir rapporté l’histoire de la noce de Medaba, ajoute que, leur expédition faite, Siméon et Jonathas retournèrent dans les marais du Jourdain et y

4. À. J. XII, L. % et 5. — I. Machab. IX, v. 37 et 42, On lit ici : Quia filii Jambri facerent nuptias magnas et ducerent sponsain ex Madaba, filiam unius de magnis principibus Chanäan, cum ambitione magnä; et ecce tumultus et apparatus multus ;

el sponsus processit, et amici ejus et fratres ejus, obviam illis, cum tympanis et musicis et armis multis.

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restèrent. Le livre des Machabées dit exactement de même (verset 42) ef reversi sunt ad ripam Jordanis. Or, il ne paraît pas très probable qu'après la sanglante bataille engagée là avec l’armée de Bacchides, Jonathas ait occupé la même position, forcément empestée d’ailleurs par plus d’un millier de cadavres en putréfaction. |

Reprenons notre récit:

Bacchides, dès qu’il eut solidement occupé la Judée, grâce aux postes militaires qu'il avait organisés, s’éloigna, avec grand plaisir, sans doute, d’un pays si peu facile à maintenir, et retourna auprès du Roi, son maître.

Pendant deux années consécutives, à partir de ce moment, la nation judaïque jouit d’une heureuse tranquillité. Mais cela ne pouvait convenir aux transfuges et aux méchants (nous appelons toujours ainsi les Juifs qui avaient honteusement déserté le culte de leurs pères). Voir Jonathas et ses partisans jouir des bienfaits de la paix, et rester en pleine sécurité dans le pays, c'était plus qu’il n’en fallait pour réveiller leur haine impie. Ils envoyèrent donc quelques-uns des leurs supplier en leur nom Démétrius de charger derechef Bacchides de s'emparer de ia personne de Jonathas. Ils affirmèrent que rien n’était plus facile, et qu’il suffirait d’une seule nuit, pour écraser toute la bande de ce criminel de lèse-majesté, si on l’attaquait à l’improviste. Le roi Démétrius se laissa persuader par ces misérables, et Bacchides repartit pour la Judée, après avoir envoyé par écrit à tous ses amis juifs, ou auxiliaires, l’ordre d’arrêter Jonathas et de leluilivrer. Tous se mirent à l’œuvre avec le plus grand zèle, mais tous échouèrent et ils ne réussirent à rien. Comment supposer en effet que des manœuvres aussi transparentes auraient échappé à la perspicacité d’un homme comme Jonathas, lorsque la venue seule de Bacchides devait éveiller tous ses soupçons ? Pour Jonathas qui était nuit et jour sur ses gardes, déjouer les mauvais desseins de ses ennemis, éviter leurs pièges et laisser avec l'humiliation de l’insuccès, ceux qui les avaient tendus, ce

fut chose facile. Bacchides n’en prit pas aisément son parti; furieux des échecs multipliés que ses agents, tous choisis parmi les Juifs apostats, essuyaient coup sur coup, il fit à ces agents un crime de leur maladresse, et pour les punir d’avoir trompé le Roi et lui-mème, par des promesses qu'ils étaient incapables d'exécuter, il fit arrêter cinquante d’entre eux et les envoya au supplice, sans autre forme de procès ‘.

Nous avons, lorsque nous nous sommes occupés du Ile livre des Machabées, constaté que l’auteur ne s'était fait aucun scru- pule d’intervertir l’ordre des événements qu'il racontait. Nous sommes obligés de constater une négligence du même genre dans le I‘ livre lui-même. Aïnsi, après avoir dit que Bacchides avait enfermé dans la citadelle de Jérusalem les fils des principales familles juives, qu’il avait enlevés pour lui servir d’otages, l'écrivain sacré passe à la mort d’Alcimus et s’exprime ainsi: L’an 153 au 2° mois (avril et mai de 160 av. J.-C.) Alcimus donna l’ordre de détruire les murs de la maison sainte intérieure, qui étaient l’œuvre des prophètes (Il s’agit probablement de la muraille du saint) et ce travail fut commencé. En ce temps-là Alcimus fut frappé, et son œuvre fut entravée. Sa bouche se ferma ; sa langue fut paralysée ; 1l ne put plus prononcer une parole, ni donner des ordres, même de son appartement. Et Alcimus mourut à cette époque, avec de grandes douleurs. Et Bacchides voyant qu'Alcimus était mort, retourna auprès du Roi, et la terre de Juda resta tranquille deux ans *.

Comment concilier chronologiquement les témoignages du livre des Machabées et ceux de Josèphe? c’est absolument impossible. Si Judas a vécu trois ans après la mort d’Alcimus, comme l’affirme Josèphe, et cela nous le croyons avec toute apparence de raison, comment Judas, tué en 164 av.J.-C.,a-t-il précédé au tombeau Alcimus, mort en 160 av. J.-C.? nous nous y perdons !

4. À. J. XIII. I. 5, — I. Machab. IX, v. 57 à 61. 2. I. Machab, IX, v. 5# à 57.

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Jonathas et son frère Siméon vivaient forcément dans une perpétuelle inquiétude et, il faut en convenir, la mission de Bacchides n’était pas faite pour les rassurer. Il était donc important pour eux et leurs fidèles compagnons, de se créer un poste fortifié, capable de soutenir un siège. Ils choisirent pour cela l’endroit nommé Bethalaga, petite bourgade située dans le dé- SOLÉe.

Ils y élevèrent des tours et une enceinte de murailles, dans l’intérieur de laquelle ils vivaient en toute sécurité. Bacchides informé de ce fait, rassembla les troupes dont il pouvait disposer, convoqua les Juifs qui adhéraient à son parti, et se mit en route pour aller assiéger Jonathas dans sa retraite. Les opérations de ce siège trainèrent en longueur, parce que Jonathas et ses compagnons repoussaient toutes les attaques, avec une énergie sans égale. C'était un habile homme de guerre, et lorsqu'il pensa que Bacchides commençait à se fatiguer d’une résistance sur laquelle il n'avait pas compté, il laissa Siméon dans la place, avec mission de la défendre obstinément ; il en sortit secrètement, courut le pays, dans lequel il rassembla en hâte une troupe nombreuse de partisans, et une belle nuit, tomba comme la foudre, sur le camp de Bacchides. Il y tua beaucoup de monde. Siméon, du haut des remparts, comprit bien vite que son frère Jonathas avait pris l'ennemi à revers; il s’empressa aussitôt d'exécuter une sortie, et réussit à brûler les machines de guerre des assiégeants, auxquels il tua de son côté beaucoup de monde. Bacchides se voyant pris, à l’improviste, entre deux feux, fut d’abord consterné et bien vite démoralisé par ce résultat inattendu d’une expédition du succès de laquelle il n’avait pas douté un instant.

1. Bethalaga, bourgade du désert, n’est très probablement que Bethagla de l'Écriture sainte, c'est-à-dire l'endroit nommé aujourd'hui Qasr-Adjlah et Ayn-Adjlah, placé à environ deux lieues au sud est de Jéricho, entre Er-riha et la mer Morte. Là se voit aujourd’hui le couvent ruiné qui porte encore le nom de Qasr-Adjlah et une source, autour de laquelle on ramasse à foison des gros cubes de mosaïque, bien qu’il n'existe sur le sol aucune ruine apparente, autre que celle du couvent de moyen âge, dont il vint d'être question. Probablement la ruine nommée Qasr-el-Yahoud, et placée près de là, représente la forteresse dont il s'agit.

Il tourna encore sa colère contre les transfuges qui avaient décidé

le Roi à le charger de cette fatale mission ; il les accusa hautement d’avoir abusé de sa confiance, et il n’eut plus qu’un désir, celui de renoncer au siège qu’il avait entrepris follement, de se retirer honorablement, si faire se pouvait, et de retourner en Syrie !. Cela se passa en l’an 158 av. J.-C.

Jonathas fut promptement au courant des nouveaux projets de Bacchides ; évidemment il avait des intelligences dans le camp ennemi. Il n’hésita pas à profiter de ces dispositions pacifiques, et envoya au général grec des parlementaires chargés de lui offrir un traité d'alliance et d'amitié, avec l'échange des prisonniers. Bacchides s’empressa de souscrire à ces conditions inespérées, qui lui permettaient de lever le siège sans humiliation ; il échangea des protestations d'amitié avec Jonathas, et tous les deux s’engagèrent par serment à ne plus porter les armes l’un contre l’autre. Tout fut promptement conclu; les prisonniers furent rendus de part et d’autre, et Bacchides partit pour Antioche. Depuis cette époque, il renonça à toute hostilité contre les Juifs. |

Jonathas ayant ainsi recouvré la tranquillité, alla s'établir à Machmas *. |

Ce fut de là qu'il se mit à gouverner le peuple, poursuivant et châtiant sans trêve les traîtres et les apostats, dont il purgea la Judée 5.

4. À. J. XIII. I. 5.— I, Machab. IX, v. 62 à 69. Au lieu de Bethalaga l'écrivain cite Beth-Bessen, comme la place de refuge de Jonathas. D'où sort ce nom de Beth-Bessen, d'une bourgade située dans le désert ? Nous l’ignorons. Le texte sacré dit ici: Et extruxit diruta ejus, et firmaverunt eam. C'était donc une place demantelée, qu'il était assez facile de remettre promptement en état de défense. Bacchides vint asseoir son camp desuper Beth-Bessen, au-dessus de la place à assiéger. Dans l’atiaque opérée la nuit par Jonathas, Odares et ses frères, et les fils de Phaseron, furent massacrés dans leurs tentes. La colère de Bacchides ne se borna pas à des reproches, et un grand nombre de transfuges furent encore une fois punis de mort.

2. C’est évidemment Makhmas qui est placée au nord-est de Jérusalem, et à quelques lieues à peine.

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