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LA DYNASTIE ASMONÉENNE. 295
de mettre à mort Antigone lui-même, s’il voulait pénétrer armé dans son appartement. Par une sorte de remords, il envoya prier Antigone de quitter ses armes, avant de venir le voir.
Mais la Reine et ceux qui avaient comploté la mort d’Antigone, réussirent à gagner l’envoyé d’Aristobule, et à le décider à dire à celui-ci tout le contraire de ce que lui mandait son frère, c'est-à-dire que celui-ci sachant qu'il avait revêtu son plus beau costume militaire, désirait le voir dans cette tenue d’apparat!.
Antigone ne soupçonnant rien de la fraude cruelle dont il allait être victime, et plein de condescendance pour le désir que lui faisait exprimer son frère chéri, se rendit couvert de son armure chez Aristobule, pour la lui faire admirer. Lorsqu'il parvint à la tour nommée Tour de Straton, à travers laquelle il devait suivre un passage très obscur, il fut égorgé par ies gardes du Roi*.
Ce qu’il y a de plus étrange dans cet affreux événement, c'est qu'un certain Judas, qui appartenait à la secte des Esséniens, et quin’avait jamais fait de fausses prédictions, en voyant Antigone sortir du temple, s’écria, du milieu de la foule qui le suivait pour entendre ses prédictions, qu'il devait désirer la mort, puisqu'il avait menti, Antigone étant vivant ! Qu'il avait prédit que, ce jour-là même, il mourrait à la tour de Straton, et qu'il le voyait passer sain et sauf; que le lieu désigné par lui étant à 600 stades de Jérusalem et que la plus grande partie du jour étant déjà passée, il était matériellement impossible qu'il courût un danger en ce lieu, afin que sa prédiction s’accomplit.
Tandis qu’il parlait ainsi en se désolant, le bruit se répandit soudain qu'Antigone venait d'être tué dans un passage souterrain, qui s'appelait la Tour de Straton, comme la ville qui fut depuis Césarée. On comprend facilement tout ce que l’Essénien DAIRXIILeXI. ©, —B.J.1. III..3.