‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 100 sur 174 · TULPIÜS · texte numérisé non relu

TULPIÜS

- L observation de Tulpius se rapporte probablement à -un cas de diphtérie lente. Un cordonnier, pifis d’une

BOERHAAVE

toux violente, rejetait des morceaux d’une membrane épaisse, lisse, blanche. Parmi les médecins traitants, les uns crurent qu’il s’agissait de lambeaux de plèvre, les autres de morceaux de la membrane qui tapisse l’intérieur des poumons. Ceci n’aurait pu, dit Tulpius, se produire sans une très vive douleur et une crise de suffocation extrêmement vive. Quant à l’hypothèse pleurétique, l’auteur fait remarquer que l’extrême adhérence de la séreuse aux côtes est peu en faveur de cette idée, et que d’ailleurs les fragments ainsi rendus étaient bien plus épais que n’aurait pu l’être la paroi pleurale.

Tulpius admet que la membrane interne de la trachée fut ainsi partiellement expulsée. Ceci, dit-il, s’accordait assez bien avec les quintes de toux continuelles, auxquelles était en proie le malade. Peu à peu, l’usage des gargarismes adoucissants guérit l’affection. L’aateur s’étonne que l’acrimonie des humeurs, qui sphacélaient la partie interne de la trachée, n’aient pas ulcéré à son tour le poumon ou déterminé pour le moins une hémorragie, en rongeant les vaisseaux des bronches.

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