BOERHAAVE
Dans ses Aphorismes^ Boerhaave décrit la diphtérie pharyngée à propos des aphtes. « Quelquefois, dit-il, ils apparaissent d’abord dans le fond du gosier. On voit dans le milieu une croûte blanche, épaisse, ressemblant à un morceau de lard frais ; cette croûte est fort adhérente. Elle paraît comme sortir de l’œsophage et alors la maladie est presque toujours mortelle. » Un peu plus loin, il fait remarquer que les aphtes, qui sont d’une grande blancheur, épais, durs, tenaces, rougeâtres sont de
TEMPS MODERNES
mauvais augure. Commentant ces passages, Van Swieten admet qu’il y a escarre gangreneuse. « Tout ce qu’on voit de blanc, dit ce dernier auteur, est dû à la gangrène. Si le mal est léger et superficiel, cette escarre tombe d’ellemême; mais, si la malignité est trop grande, et surtout chez les enfants, où toutes les parties sont tendres et très vulnérables, la tache blanche s’étend de toutes parts et il sort de la bouche une odeur très fétide. »