‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 115 sur 174 · DUPUY DE LA PORCHERIE · texte numérisé non relu

DUPUY DE LA PORCHERIE

« Les glandes parotides de chaque côté s’enflent communément, deviennent dures et douloureuses au toucher. Quand la maladie est violente, le col et la gorge sont environnés d’une grande tumeur œdémateuse qui s’étend quelquefois jusqu’à la poitrine, et augmente le danger en rétrécissant le canal du gosier.

« A l’approche de la nuit, la chaleur et les inquiétudes augmentent, auxquelles succède fort souvent un délire. Ce symptôme, que l’on remarque chez quelques malades dès la première nuit, paraît être fort difierent des délires que l’on éprouve dans les autres maladies. Dans celles-ci, les malades répondent juste pour l’ordinaire, mais avec une précipitation démesurée. Quand ils sont seuls, ils se parlent à eux-mêmes sans aucune suite, et souvent à force d’affecter une trop grande tranquillité d’âme, ils découvrent que leur esprit tourne vers ce dérèglement ; cela arrive, pour la plus grande partie, à ceux qui dorment peu; car il y en a de si hébétés et de si stupides, qu’ils ne pensent à rien du tout.

« Ils continuent à être dans cet état pendant deux, trois, ou même un plus grand nombre de jours, et ordinairement ils sont pris de chaleur et d’inquiétude vers le soir ; ces symptômes, ainsi que le délire, augmentent à mesure que la nuit approche ; une sueur plus ou moins abondante apparaît vers le matin ; et après cela les malades sont plus tranquilles » [An Account..., London, 1748).

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