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A la suite de considérations générales sur la situation du village de Mouron, où sévit l’épidémie dont il s’est fait l’historien, et après s’être apitoyé, suivant le goût du temps mis à la mode par Rousseau, sur l’infortune de ces pauvres villageois, Read note que le fléau fit son apparition à l’entrée de l’hiver, vers le mois de novembre 1777.
Les enfants et les adolescents y étaient surtout sujets. Le mal s’annonçait par de la sécheresse et de l’endolorissement au niveau du caj'tilage thyroïde, à la hase de la langue ; puis apparaissait un gonflement notable des amygdales, des ganglions du cou, des parotides ; la langue s’épaississait et se couvrait d’aphtes. « La respiration était gênée, la déglutition difficile. » Les malades présentaient une fièvre violente, avec pouls dur et bondissant « qui perdait de ce caractère le troisième ou quatrième jour, pour devenir souvent faible et irrégulier.