‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 137 sur 174 · J. JUSSIEU · texte numérisé non relu

J. JUSSIEU

J. Jussieu a décrit dans sa thèse de doctorat l’épidém i parisienne de 1733. La maladie commençait par une céphalalgie gravative très pénible, avec élancements. Bientôt, dit-il, survenait un mal de gorge, auquel succédaient une fièvre éphémère ou synoque, une toux férine presque continuelle et sèche. Chez certains sujets les gencives, les parotides, les glandes sous-maxillaires, les testicules se gonflaient. L’insomnie, la toux, la dépression nerveuse tourmentaient beaucoup les malades. La thériaque, affirme Jussieu, remplissait toutes les indications ; car la pharmacie ne posséderait pas de remèdes plus riches en aromates volatils huileux. Il fallait ensuite aider la transpiration, enrayée par la stagnation d’une lymphe visqueuse dans les parotides, le gosier et les autres glandes.

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