‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 14 sur 174 · TRADUCTEURS ET MEDECINS HIPPOCRATIQUES · texte numérisé non relu

TRADUCTEURS ET MEDECINS HIPPOCRATIQUES

phalange d’hommes instruits, bons cliniciens, bien décidés à lutter contre l’arabisme encore triomphant et à le remplacer par les pures traditions hippocratiques; parmi eux, il y avait Jean de Gorris, Fernel. Ce dernier était un peu moins absolu et tachait de faire concorder Hippocrate, Galien, les auteurs arabes et la clinique. Ajoutons qu’il a dépensé, dans cette tentative un peu chimérique, beaucoup de talent, beaucoup d’érudition ; son style clair, méthodique, est, de plus, d’une élégance qui contraste heureusement avec la lourdeur et les impropriétés d’expression des écrivains du moyen âge.

Il ne faut pas s’attendre bien entendu à beaucoup d’originalité chez ces auteurs qui se font gloire de copier les Grecs et de les traduire ; cependant, il y eut là une évolution, dont il faut tenir grand compte, même au point de vue de la pathologie pharyngée. Des traditions se renouent; d’autres se rompent ; et, derrière l’imitation des anciens, se cache une ardeur pour l’observation directe dont Menardi, un des promoteurs les plus ardents de la révolution médicale dont nous venons de rappeler brièvement l’histoire, s’est fait l’éloquent interprète. « S’il y a quelque chose qui soit absolument indispensable à l’heure actuelle, c’est d’écrire tout ingénument et sans détour ce qu’on pense être la vérité, sans tenir compte des autorités contraires, les mieux établies, dussent-elles dater de plus de mille ans. » Nous insisterons peu, bien entendu, dans l’analyse des écrits des novateurs, sur tout ce qui appartient à l’antiquité gréco-romaine, leur grande inspiratrice, pour mettre plus amplement en relief ce qui s’y trouve d’original.

Trois auteurs fixeront surtout notre attention, ce

TEMPS MODERNES

seront ; Fernel, Prosper Alpinus et Mercado, (Pour Mercuriali et Massaria, Voy. textes.)

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