‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 23 sur 174 · SUCCESSEURS DE PARACELSE, SYLVIUS DE LE BOÉ · texte numérisé non relu

SUCCESSEURS DE PARACELSE, SYLVIUS DE LE BOÉ

L’ébranlement imprimé par Paracelse aux doctrines traditionnelles ne se calma pas après sa mort, ainsi que l’espéraient ses adversaires. Le goût de la chimie notamment, qu’il avait réveillé parmi les médecins, lui survécut. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir la pratique médicale d’Hartmann (Praxis chyiniatrica), sorte de résumé thérapeutique, composé pour ainsi dire d’emprunts fait à ses médications, notamment à propos des maladies du pharynx. Sennert lui-même, malgré son respect pour les anciens, est, à certains points de vue, un de ses disciples. Néanmoins, le iatrochimisme de Paracelse était trop révolutionnaire, trop empreint de mysticisme, trop obscur aussi, pour triompher. Il ne tarda pas à être remplacé par un nouveau système, basé luiaussi sur la chimie, mais plus clair, moins aventureux dans ses déductions, surtout moins hostile au passé; car, en bien des points, il conserve les vieilles idées humoristes et devient partant plus facile à accepter. C’est celui de Sylvius de le Boé, distingué anatomiste, grand clinicien et écrivain disert (1).

Pour lui, il se produit une série de digestions des aliments sous l’influence des fermentations salivaires, gastriques, pancréatiques, biliaires, rénales et pulmonaires. Les ferments sont du reste inertes; ils n’ont plus

(1) Sylvius, après avoir étudié à fond la médecino, la physiologie et la chimie de son temps, avait été nommé professeur à Leyde où il fonda 1 enseignement clinique hospitalier. 11 faisait des leçons au lit des .malades, oi'donnait à ses nombreux élèves de recueillir les observations, pratiquait de fréquentes autopsies. Toutes ces nouveautés lui acquirent un immense concours d’auditeurs.

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