‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 46 sur 174 · GARENGEOT · texte numérisé non relu

GARENGEOT

Garengeot, dans son traité de médecine opératoire, où l’on trouve fidèlement exposées les opinions des maîtres de l’école de Paris, de Dionis à la fondation de l’Académie de chirurgie, donne quelques renseignements intéressants sur la façon dont on pratiquait alors les interventions sanglantes dans les maladies de la gorge.

A propos des abcès de l’amygdale, il décrit longuement le pharyngotome de son maître J.-L. Petit et en exagère singulièrement les avantages, ainsi que l’originalité, puisque ce n’était en définitive qu’un perfectionnement de la lancette cachée d’Ambroise Paré.

Il regarde l’extirpation sanglante des amygdales comme dangereuse.

Ce qui fait surtout l’intérêt de ce chapitre, c’est qu’on y trouve décrite, à propos de l’extraction des polypes du nez, une opération de J.-L. Petit pour un fibrome nasopharyngien. Il s’agit d’un sujet de quinze ans, scrofuleux, malingre, chez lequel la tumeur avait pris de telles proportions qu’elle avait abaissé la luette, rempli le nez en arrière et rendu fort difficiles la déglutition et la respiration. J.-L. Petit se servit du récent procédé de Manne (d’Avignon), c’est-à-dire que, pour arriver au pédicule, il fendit le voile du palais. Il retira, dit Garengeot, de la gorge de cet enfant, une tumeur plus grosse qu’un œuf de poule; les suites opératoires furent bonnes.

TEMPS MODERNES

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