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mais de bas en haut, la glande se trouvait de plus en plus serrée. Desault faisait remarquer avec juste raison qu’avec cet instrument, on n’avait pas le désagrément de voir fuir la glande, comme cela se produit quand on opère avec le bistouri ou avec les ciseaux concaves de Levret, dont Louis faisait cependant un grand usage. De plus, la lame étant cachée, sa vue n’effrayait pas le patient lors de son introduction.
Desault appela chez nous l’attention sur l’utilité de la trachéotomie dans les esquinancies, les délabrements du cou, etc. Son procédé est en somme celui de ses prédécesseurs ; mais ce chirurgien eut le mérite de mieux fixer les indications opératoires, et de publier des observations intéressantes à l’appui de ses opinions.
Enfin, il a vulgarisé l’emploi de la sonde dans les cas de dysphagie due à un obstacle mécanique au passage des aliments, en indiquant une voie plus commode que celle de la bouche, la voie nasale. Imitant l’exemple d’un chirurgien anglais, il passait systématiquement la sonde par les fosses nasales et, pour ne pas l’égarer dans le larynx, il donnait une courbure définie au stylet qu’il introduisait au préalable dans la sonde molle. Il contournait ainsi facilement le voile, et, une fois arrivé suffisamment bas, retirait le stylet et faisait progresser lentement et avec précaution la sonde jusqu’à l’estomac. Il sauva de la sorte plusieurs malades atteints de délabrements considérables de la cavité buccopharyngée à la suite de tentatives de suicide.