BELL
Dans le passage très court consacré aux angines (une page), J. liell s’occupe surtout de la thérapeutique de
TEMPS MODERNES
cette affection. Il fait jouer un grand rôle à la méthode dite préservatrice, « L’on prescrira, dit-il, dans ce but, une ou plusieurs saignées générales, suivant les forces du malade. Les purgatifs actifs sont surtout utiles, et l’on tire souvent quelques avantages des diaphorétiques. On doit cependant compter davantage sur les saignées de la partie affectée et sur le vésicatoire appliqué le plus près possible de la gorge. L’on a fait graver (planche LUI, fig. 1 et 3) des instruments propres à tirer le sang de la gorge par les scarifications. Ce moyen prévient généralement la suppuration, quand on y a hardiment recours dans le commencement de l’inflammation. » Comme inhalation, afin de juguler le mal, il recommande les vapeurs de vinaigre. Ses gargarismes astringents assez énergiques sont au tannin (écorce de chêne) additionné d’alun ou d’une petite quantité d’acide vitriolique (sulfurique). L’extrait de saturne (acétate de plomb) rejeté par plusieurs, de crainte de l’intoxication, ne présenterait pas les inconvénients dont on l’accuse. Pour hâter la maturation des abcès, il conseille les enveloppements chauds (bouillies chaudes), les gargarismes au lait tiède. Quand l’abcès était formé, Bell l’ouvrait avec un des scarificateurs de la gorge qu’il a décrit.
Parlant (Tome IV, p. 75\ de l’extirpation des amygdales, Bell rejette avec raison le terme de squirrhe, employé par quelques-uns (Boerhaave), pour désigner leur hypertrophie. Selon lui, en effet, le mal n’aurait rien du cancer, «r Je n’en ai jamais vu d’exemple et je crois que peu de chirurgiens en ont rencontré. » Il rappelle d’autre part que Sharp niait les récidives; il partage cette opinion.
Quant à 1 intervention, il rejette les caustiques dont il