‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IIChapitre 72 sur 174 · RIVIÈRE · texte numérisé non relu

RIVIÈRE

Dans l’excellent recueil de Rivière, on trouve mentionnée une esquinancie caractérisée par l’apparition des nombreuses vésicules sur la langue. Pensant a une métastase de sérosité âcre sur cet organe, l’auteur prescrivit des purgatifs énergiques au jalap et le malade guérit (cent. IV, obs. XXIV, p. 171).

Dans un autre cas (cent. IV, obs. LXXVI), il s’agit d’une amygdalite très violente avec ulcère consécutif très douloureux. Ces ulcères d’origine inflammatoire sont fréquemment signalés par les auteurs de cette période. Il s’agissait tantôt de l’ouverture d’un abcès non guéri, tantôt d’une perte de substance par élimination d’escarre gangreneuse; quand rien n’est indiqué, il est probable qu’on se trouvait en présence, tantôt d’une fausse membrane, tantôt d’une angine lacunaire.

Rivière dit (cent. III, obs. LXXII) avoir vu une esquinancie avec rougeur et tuméfaction de tout le pharynx, jusque vers l’œsophage; la déglutition étant devenue totalement impossible, on eut recourt à l’alimentation par la sonde œsophagienne et peu à peu les symptômes inflammatoires disparurent.

Il a observé (cent. IV, obs. IX) un abcès énorme du pharynx rompu spontanément dans cette cavité dont il bouchait entièrement l’orifice, au point que la dyphasie était absolue. Rivière attribue tout le succès à l’usage de l’eau dite henedicta.

TEMPS MODERNES

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