TULPIUS
Tulpius a publié un cas assez intéressant de dysphagie tenace chez une femme de quarante ans, qui succéda, dit-il, à une attaque d’hystérie. La déglutition était si gênée, que les liquides eux-mêmes avaient la plus grande difficulté à passer. Pensant à une paralysie de la gorge, les médecins qui la soignèrent tout d’abord badigeonnèrent la cavité de celle-ci avec des substances âcres; mais cette manœuvre, loin de chasser la pituite qui imprégnait les muscles du pharynx et de l’œsophage, ne fit qu’amener un accès de suffocation très intense (spasme pharyngo laryngé?). Tulpius eut alors recours à la sojide œsophagienne, comme l’avait recommandé antérieurement Capivaccius (lib. l, cap. liv). Il chercha ainsi à nourrir malgré tout la malade à l’aide de bouillons injectés dans la sonde-; comme la chose s’effectuait assez mal par le haut, il se décida à recourir aux lavements nutritifs et il cite à l’appui de son procédé les autorités d’Avenzoar et aussi d’Oribase (?) et de Celse (?), Il aurait pu rappeler avec plus de raison Amatus Lusitanus, Avenzoar. Quoi qu’il en soit, rien ne réussit et, bien que la malade ne présentât ni rougeur, ni tuméfaction de la gorge, elle succomba sept jours après le début des accidents.