Atlas d’anatomie pathologique
ANGINE DIPHTÉRIQUE
fort rare. » Suivant l’auteur, les humeurs de l’organisme principalement le sang subiraient des modifications profondes1, qui démontrent bien qu’il s’agit d’une maladie générale. Les lésions viscérales également notées par les observateurs auraient la même signification. Notons en terminant qu’à propos des diverses altérations morbides qu’il décrit, Laboulbène s’efforce toujours d’éclaircir l’anatomie pathologique à l’aide de considérations cliniques.
C. Données cliniques. — Nous diviserons celles-ci en données générales (inoculations, contagion, propagation au larynx, formes symptomatiques,etc.)eten donnéespropres à un point particulier de l’organisme (complications nerveuses, rénales, cardiaques, etc.). 11 nous faudra souvent remonter quelques années avant la publication des cliniques de Trousseau. Ceci n’a point lieu de surprendre ; car, en somme, les périodes s’enchevêtrent, ainsi que nous l’avons fait remarquer précédemment. D’ailleurs, les cliniques de Trousseau, rédigées au fur à mesure de son enseignement didactique, sont composées d’éléments bien antérieurs dans les parties essentielles à la date où elles parurent. L’ouvrage est en réalité beaucoup plus vieux que cela, et si Trousseau en a retardé si longtemps la publication, c’est que, chargé de services hospitaliers très importants, professeur très consciencieux, membre très actif de la Société médicale des hôpitaux et de 1 Académie de médecine, praticien surchargé de clientèle, il n’avait guère de temps disponible. L’apparition tardive de son œuvre maîtresse lui a permis d’utiliser des travaux dont le caractère n’est plus celui des écrits de sa période, et d’y ajouter de nouvelles remarques person-