‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 116 sur 170 · A la longue, le diphtérique se vaccine lui-même · texte numérisé non relu

A la longue, le diphtérique se vaccine lui-même

2. Bretonneau soutenait au contraire que souvent il est impossible de différencier la diphtérie nasale d'une i*hïnite vulgaire.

ANGINE DIPHTÉRIQUE

disparaît, l’écoulement diphléritique se reproduit et vient considérablement aggraver le pronostic.

« Du reste, chez les sujets qui succombent, on peut souvent observer avant la mort les mêmes phénomènes, et la sécrétion nasale est presque constamment tarie dans les dernières heures.

« L’âge est pour beaucoup dans la mortalité des enfants atteints de coryza ; ainsi nous trouvons que les cinq enfants qui ont guéri en dehors de la trachéotomie étaient tous avancés en âge et en général avaient dépassé la moyenne.

« Ainsi deux enfants étaient âgés de treize ans, un de douze ans et demi et les deux antres de quatre et cinq ans et demi (obs. IX, X, XXXVI),

« Il est de règle dans le coryza que les fosses nasales soient également envahies par les fausses membranes; cependant, dans quatre cas, la narine gauche a seule livré passage à l’écoulement, et la diphtérie a paru respecter le côté droit. Du reste la gravité de l’affection ne pq^aît pas en avoir été moindre, car un seul de ces cas guérit.

« De toutes les formes de la diphtérie, l’angine couenneuse est celle qui ouvre le plus communément la scène pathologique; c’est dans l'arrière-gorge que les fausses membranes commencent à se former, et c’est après s’y être développées qu’elles s’étendent de là sur les muqueuses voisines. Cependant, dans certains cas, c’est sur la pituitaire que la diphtérie commence son évolution. Ainsi nous avons pu nous procurer vingt fois des renseignements sur le début du coryza, sept fois nous 1 avons vu suivre l’apparition des diverses formes de la diphtérie et surtout du . croup, cinq fois il s’est montré

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