L’hémiplégie est dne forme exceptionnelle (Bailly
origine
ANGINE DIPHTÉRIQUE
clair, mais d’une constatation peu satisfaisante pour la perspicacité humaine, c’est qu’on ne voit bien que ce qu’on sait devoir constater a priori.
« Assurément, c’était là un fait assez nettement cârac^F térisé, et il semble, aujourd’hui, que personne ne dût s’y F tromper; cependant malgré les hypothèses successive- |r ment émises par les nombreux médecins qui suivaient la P clinique, tant sur la nature que sur le siège de la maladie, le diagnostic réel nous échappa aussi bien pendant tout « le temps que nous eûmes la malade sous les yeux, qu’a- ® près sa guérison qui fut complète, deux mois après l’ar- '3 rivée de cette pauvre femme dans nos salles, trois mois s après le début des accidents paralytiques.
«Pour mon compte, je ne la saisis pas, et je ne la saisis | pas davantage, pour des faits analogues, que plus tard i j’eus occasion de rencontrer.
«En 1846, j’étais mandé par Vosseur, pour voir l’enfant 1 d’un menuisier habitant le quartier Saint-Jacques. Cette j enfant avait une paralysie du voile du palais ; mais elle ; avait en outre du strabisme et une paraplégie complète, | qui la mettait dans l’impossibilité absolue de marcher. Vosseur me racontait que deux mois auparavant, elle ; avait eu une angine diphtérique des plus graves, qu’on avait combattue par les cautérisations avec le nitrate d’argent, par les préparations mercurielles données à l’inté- : rieur et employés en frictions, par d’autres médications encore. Deux ans après, en 1848, Dewulf m’appelait dans la famille d’un marchand delà rue Saint-Honoré, dont trois enfants étaient atteints de diphtérie pharyngienne qu’ils avaient prise les uns après les autres. Dewulf les avait énergiquement traités : le calomel à l’intérieur, les insufflations d’alun sur les parties affectées, avaient été