‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 137 sur 170 · Roger · texte numérisé non relu

Roger

ANGINE DIPHTÉRIQUE

gaires qui bénéficient des mêmes circonstances anatomiques pour produire des paralysies locales. Mais si l’on voulait établir un parallèle logique entre les paralysies de la diphtérie et les autres maladies aiguës en général, il faudrait procéder d’une autre façon sous peine d’opposer entre elles des choses qui ne sont nullement comparables. »

Les doctrines de Gubler soulevèrent nécessairement une opposition assez vive; car elles renversaieut l’idée d’une paralysie diphtérique, soutenue par Trousseau et généralement adoptée par la majorité des médecins français de l’époque. Dans la même séance de la Société de médecine des hôpitaux, où Gubler venait de faire sa retentissante communication, Bergeron, écartant habilement du débat les paralysies du voile, qui, dit-il, peuvent en effet succéder à une angine, comme beaucoup de praticiens en ont rencontré des exemples, s'attacha à démontrer qu’il ne pouvait plus en être de même pour la paralysie diffuse et qu’il fallait lui reconnaître comme précédemment une origine spécifique ; tout le reste serait pure coïncidence. Dans un article paru peu après, Dechambre s’efforça de tout concilier, en faisant remarquer que les paralysies diffuses semblaient dues à des causes différentes. « On les voit naître sous l’action d’un poison, comme sous celle d’un décubitus prolongé sur la terre fraîche. Mais ce qu’il s’agit d’établir, ce n’est pas, ce nous semble, un rapport éloigné, accidentel, exceptionnel, c’est un rapport fréquent et dont les termes s’enchaînent assez clairement pour qu’on soit autorisé à lui attribuer le caractère étiologique. On le peut en ce qui concerne la paralysie et la diphtérie, d’abord parce que leur coïncidence se rencontre fréquemment, ensuite parce que la

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