AUTEURS RÉCENTS
à fait impossible de déduire de l’un d’eux la future apparition de celui qui le suit ordinairement. fy « II y a plus ; quelques auteurs rapportent que les symptômes ont alterné les uns avec les autres : un jour, la main gauche semble faible et insensible, le lendemain elle a recouvré ce qu’elle avait perdu la veille et c’est la droite qui est prise à son tour; une jambe se paralyse aujourd’hui, deux jours après, moins encore, elle est intacte , c’est celle du côté opposé qni est envahie; le membre le plus affecté devient rapidement le plus malade, et vice versa ; c’est, en un mot, un va-etvient constant. « Les choses se passent souvent ainsi » dansla paralysie diphtéritique, a dit Trousseau ».
: « Billard compare cette paralysie à une aura, un souffle
annihilateur de la puissance musculaire se promenant partout le corps, passant d’une région à l’autre, migration inexplicable dans ses causes et ses effets. Le même auteur parle d’une sensation de vibration qui parcourrait les membres dans le sens des cordons nerveux. »
\ Auteurs les plus récents. — Dans les quelques années qui terminent la période que nous étudions, les troubles que nous venons de signaler commencèrent à être signalés dans les traités de nosologie. Nous nous contenterons de mentionner, à ce point de vue, en France l’article de Lorrain, en Allemagne ceux de Bamberger, de Bartels et d’Œrtel. Ils indiqueront le courant d’idée qui tend à prédominer ; c’est la conception de Trousseau qui l’emporte. Bamberger lui-même dans le paragraphe assez court qu’il consacre à la diphtérie, commence à s’éloigner des idées dualistiques de Virchow et de Wagner pour admettre, ainsi que Niemeyer, un croup de pharynx. Comme on le voit l’évolution accomplie courageusement par Sénator commençait à porter ses fruits.
ANGINE DIPHTÉRIQUE
L’excellent article du Dictionnaire de médecine pratique, rédigé par Lorrain et Lépine, établit en quelque sorte, comme celui d’Œrtel, le bilan des connaissances sur la diphtérie à une époque transitoire où, en bien des points, les idées anciennes sur l’afiection se complètent ou se modifient. « Dans le cours des quinze dernières années, disent-ils, elle a été l’objet d’un nombre immense de publications... Trousseau, confiant en l’avenir qui lui a fait défaut, avait promis, en 1861, dans ses cliniques, de donner plus tard un traité complet de la diphtérie. Ce soin est laissé à d’autres. Pour nous il ne peut être ici question que de tracer une esquisse des idées j actuelles. Dans une question si imparfaitement connue, i la plus grande réserve nous est commandée, et l’on ne trouvera mentionnés dahs cet article que les faits qui ne sont pas matière à contestation.
« En effet, l’anatomie pathologique de la diphtérie est loin d’avoir dit son dernier mot, la filiation pathologique des phénomènes est jusqu’à ce jour seulement entrevue, le traitement est à trouver. Quant a la pathogénie, nous pouvons à peine en espérer la prompte solution. L’origine des maladies infectieuses est en ce moment à l’étude, mais nous ignorons quand luira la vérité. Que le lecteur ne s’attende donc pas à trouver beaucoup d’éclaircissements au chapitre de l’étiologie ; nous mentionnerons les nouveautés, mais sans avoir encore le droit d’y attacher de l’importance. Qu’il nous soit encore permis de rappeler que cet article d’ensemble ne comporte pas l’introduction des questions de détail, et que c’est à d’autres articles de ce dictionnaire qu’on devra recourir pour l’étude des localisations. »
Ils signalent la fréquence de plus en plus considé-