HAMILTON
;ont sont parfois atteints les animaux de la race porcine t l’adénite cervicale à allure lente que présentent beaucoup d’enfants. Ce sont donc les lésions ganglionnaires, survenant à la suite de bon nombre d’affections buccophayngées, nasales ou faciales, qui ont donné son nom à la célèbre diathèse. Les médecins finirent par être frappés le l’aspect des jeunes sujets porteurs de ces nodosités si spéciales. Leur aspect bouffi, leurs grosses lèvres, leurs traits grossiers, les nombreuses maladies auxquelles ils semblent particulièrement enclins, firent penser à une perturbation générale de toute l’économie, qu’on appela scrofule, strume, lymphatisme. On y rattacha peu à peu certaines angines simples à résolution incomplète et dont la chronicité gardait jusqu’à un certain point les apparences du catarrhe et l’hypertrophie des amygdales, que les anciens attribuaient déjà à un engorgement, à une disparition incomplète du phlegme, l’élément catarrhal par excellence. Nous devons renvoyer, pour plus ample information, aux articles correspondants; mais il ne faut pas oublier que l’angine scrofuleuse comprend aussi, au xixe siècle, de véritables scrofulides malignes signalées par Hamilton, puis par Bazin, qui se rattachent au lupus, c’est-à-dire à la tuberculose modifiée, bien differente, au point de vue clinique, de la tuberculose ordinaire de la gorge L >
Hamilton admet deux formes d’angine scrofuleuse, I l’une bénigne, l’autre grave. La première n’est que de l’angine granuleuse, compliquée de catarrhe chronique et de tuméfaction tonsillaire. La seconde primitive, ou 1 succédant à l’affection- précédente, est caractérisée par un ulcère plus ou moins moins étendu, à bords irréguliers, 1 1. Voir l’article Lupus pharyngé dans le 2e volume.
ANGINE CHI10NIQÜE
peu profond, à fond inégal, granuleux, tapissé par u; matière glaireuse, muco-purulente, d’un jaune verdâtr et dont parfois on ne peut reconnaître la limite inférieur même en abaissant la base de la langue. Il siégerait si la face postérieure et parfois empiéterait sur les faci latérales1. Les individus qui en sont atteint succombt raient souvent à la phtisie pulmonaire.
Dans une forme plus grave encore, les ulcération seraient multiples et il existerait, en outre, des saillies des indurations plastiques des parties malades labourée profondément par le travail ulcératif, comme dans f lupus de la face.
BAZiN2 3a reproduit les notions de Hamilton sur lascroful à siège buccopharyngien, sans beaucoup y ajouter person nellement. Cependant il a signalé la fréquence des boun donnements d’oreilles et de la surdité.
En 1872 ( Union médicale ), Isambert s’occupa avec soir de la question. II décrivit, sous ce nom, une angine scléreuse, de nature scrofuleuse, à allure insidieuse et chronique. H insista sur la teinte cireuse, violacée, des lésions dont le siège habituel est le voile, suivant Fougères, et la paroi postérieure du pharynx, suivant Isambert. Parfois les piliers, les amygdales seraient atteints. La muqueuse, aux environs de ces pertes de substances, se montrerait fréquemment enflammée, bourgeonnante. L’aspect gaufré et mamelonné de ces ulcères rappellerait beaucoup ce qu'on observe au niveau des plaques muqueuses. Les ganglions sous-ma'xillaires et parotidiens-
1. Fournier a vu chez des sujets non syphilitiques des lésions semblables sur les piliers.
2. Lallier, Hardy, G. Paul, Fougères, en ont dit aussi quelques mots Lasègue avoue ne pouvoir préciser les caractères de l’angine scrofuleuse^