‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 149 sur 170 · C HOMEL · texte numérisé non relu

C HOMEL

* La marche de cette affection est constamment chronique ; elle est marquée par des rémissions et des

^ exacerbations alternatives; les malades éprouvent, en | général, une plus grande gêne dans les temps froids et !ii humides. La durée est illimitée; elle ne cesse jamais

* d’elle-même ; elle résiste même quelquefois à tous les Ë moyens de traitement qu’on dirige contre elle. Sur

quatorze sujets atteints de cette maladie que M. Chomel b a eu l’occasion de revoir plus ou moins longtemps après ** avoir été traités, quatre seulement étaient guéris; les 4 autres n’étaient que soulagés. Quoique ne compromettant jjj jamais sérieusement la santé, cette affection ne laisse di pas que d’offrir une certaine gravité par sa ténacité, par fe la résistance qu’elle oppose aux moyens thérapeutiques, Éfi aussi bien que par la gêne continue qu’elle occasionne.

0 « Le diagnostic n’en est pas difficile. Une fois l’at-

â tention fixée sur ces principaux caractères, il suffit d’une 1 simple inspection quelque peu attentive de l’arrièreigi gorge pour la reconnaître. Son siège est dans les follicules

llï mucipares du pharynx ; elle consiste dans une hyper-

|j $ trophie de ces follicules qui sont en très grand nombre |) dans cette région.

(|i « Parmi le petit nombre de médecins qui ont porté leur

ÿ attention sur cette affection, quelques-uns l’ont traitée tJl comme une inflammation chronique, mais sans succès.

UK La coexistence avec les maladie cutanées a donné

(iii l’idée de recourir aux préparations sulfureuses et aux amers. On a essayé, en particulier, l’usage des Eaux- ^ Bonnes en boisson, en gargarisme et en bains. M. Chomel

* leur préfère l’eau d’Enghien. Il pense que les bons effets (jÉ qu’a produits cette eau, dans quelques cas, doivent être ^ attribués en partie à la présence, dans cette eau, d’une

ANGINE CHRONIQUE

petite proportion de chaux. Il a essayé encore les gargarismes avec divers liquide astringents, les insufflations d’alun, les gargarismes avec l’alun ou le borax; mais ces moyens ne lui parurent, en général, n’avoir qu’une efficacité douteuse et temporaire. Lorsque ces sortes d’angine sont tenaces, les seuls moyens sur lesquels on puisse compter sont les caustiques. Les caustiques liquides en particulier lui ont paru avoir une action plus prompte et plus sûre que les caustiques solides ; aussi est-ce aux premiers qu’il accorde la préférence. »

Andral s’est occupé de l’angine granuleuse peu après Chomel, dont il se borne à reproduire les idées sur cette affection.

Boulard est parti de cette idée, émise dans le mémoire sur la phtisie laryngée de Trousseau et Belloc, que certaines manifestations eczémateuses pourraient bien porter leur action sur les voies aériennes supérieures. « Nous crûmes trouver fflans les observations qu’-ils citent pour appuyer cette opinion, quelques-uns des symptômes de la pharyngite granulée. Ainsi, sous le n° 25, les auteurs rapportent l’histoire d’un homme de cinquante ans qui, après avoir eu plusieurs éruptions eczémateuses, à des intervalles plus ou moins éloignés, commença à éprouver dans la région du larynx une douleur avec toux sèche, puis la voix s’enroua ; il survint une expectoration très peu abondante et très tenace, qui ne pouvait êtret expulsée que par des efforts considérables. A Texamen, ils trouvèrent les amygdales un peu tuméfiées, et la membrane qui tapisse la partie postérieure du pharynx comme couverte d’une multitude de petits follicules hypertrophiés. Si nous ajoutons à ce fait celui de M. Gaillard, que nous rapportons plus bas, et le

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