BRIGHT ET AD OISON
sur les maladies de la gorge ; mais il n’en est pas de même de celui de Bright et Addison, dont la description des affections gutturales est très clinique, ainsi qu’on devait s’y attendre de la part de rçjaîtres si éminents. Ils signalent les erreurs que peuvent produire sur un observateur non prévenu des dépôts bien localisés et adhérents de mucosités visqueuses pouvant faire penser à des aphtes, de petits ulcères, ou même de petits foyers purulents. Les troubles dysphagiques sont finement et complètement analysés, La suppuration dépendrait de l’intensité de la phlegmasie ét bien plus encore d’une véritable prédisposition personnelle, que l’on observerait surtout chez les sujets jeunes et pléthoriques. Ils insistent beaucoup sur des angines graves déterminées par les intoxications, principalement par l’abus des mercuriaux donnés trop longtemps et trop abondamment aux sujets syphilitiques1. La vieillesse ou la jeunesse prédisposeraient au mal, mais sous des formes différentes2. En dehors jdes angines mercurielles et des angines chez les cachectiques, des affections gutturales ne présenteraient pas beaucoup de gravité. Ils n’auraient constaté que deux fois l’angine pharyngée, à l’état complètement isolé ; dans l’un de ces cas, il s’agissait d’une pharyngite inférieure.
Billard croit avec Broussais que le processus inflammatoire, en s’exagérant et en se modifiant légèrement, peut sous l'influence de causes banales déterminer les lésions les plus variées, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des facteurs spécifiques. Ainsi les follicules, en produisant un mucus plus épais et plus visqueux que d’habitude,