BOYER
rejette la nature cancéreuse de cette induration. « On donne communément le nom de squirrheux à cet engorgement chronique des amygdales ; mais on aurait une fausse idée de cette maladie, si l’on se servait de ce mot pour exprimer la nature de la dureté que les amygdales acquièrent dans ce cas en augmentant de volume. En effet, ces glandes n’ont alors aucun des caractères du squirrhe. Leur substance, au lieu d’être compacte, dure et lardacée comme celle des tumeurs squirrheuses, est, en quelque sorte, spongieuse, d’une consistance assez semblable à celle de la glande thyroïde et remplie d’une grande quantité d’humeur. Les amygdales affectées d’engorgement chronique n’ont aucune tendance à la dégénération cancéreuse et l’on peut en enlever une portion sans que la partie restante prenne un caractère cancéreux. Les tumeurs squirrheuses, au contraire, ne peuvent guérir que par l’ablation entière de la maladie; et, lorsque, en les emportant, on n’a pu enlever avec elles toutes les adhérences circonvoisines qui ont pris le caractère squirrheux, on voit le mal se reproduire. Cependant les glandes amygdales peuvent être vraiment squirrheuses ou carcinomateuses1 ; mais, dans ce cas qui est très rare, il n’y a aucune opération h pratiquer parce qu’il serait absolument impossible d’enlever ou de détruire toute la maladie. »
L’âge et l’hérédité ou une tendance individuelle2 seraient les causes les plus appréciables. « Le gonflement chronique des amygdales est plus fréquent chez les enfants et les jeunes gens que chez les adultes et les vieillards.
infectieuse, qui agit à la longue sur tout l’organisme par la dissémination, de ses toxines ou de ses foyers microbiens.