Cette enveloppe facilite l’ablation, en isolant l’organe
AMYGDALITE CHRONIQUE
fond de la fosse amygdalienne. » Après avoir étudié avec soin les rapports avec le paquet vasculo-nerveux du cou, il insiste sur la mobilité de l’organe qui lui permet non seulement de se déplacer et de fuir l’instrument, comme on l’avait dit avant lui, mais d’exécuter un véritable mouvement de rotation, qui met par exemple de face ce qui était de profil, et place la glande dans des aspects très différents suivant les cas. Il signale, parmi les causes du mal, la syphilis, mais sans insister1. Il mentionne les amygdales en grappe, bilobées, mamelonnées ou lisses, à tendance pédiculée ou largement sessiles. Le volume pourrait atteindre la grosseur d’un ceut de pigeon. La situation serait ici plus élevée que d’habitude 2, de telle sorte qu’elle surplomblerait pour ainsi dire de chaque côté l’isthme du gosier au lieu d’én former les parties latérales, ce qui augmenterait de beaucoup les difficultés opératoires3. Il a signalé dans quelques cas, et à la suite de lésions graves de l’itshme, telles qu’ulcérations tonsillaires, des adhérences plus ou moins tenaces avec les piliers et avec la demi-capsule, qui rendent l’énucléation totale impossible. Lorsque la tonsille se développe outre mesure, elle finirait par s’étrangler4, en quelque sorte, entre les piliers. Dans quelques cas l’amygdale serait, pour ainsi dire, expulsée de sa loge et pincée au niveau de son pédicule par les deux piliers. « Dans une deuxième variété, l’amygdale adhérente à ce même pilier n’est plus serrée seulement à son
1. L’influence de cetle affection sur la tonsille commençait à attirer l’attention en Italie et en France. Voir paragraphe syphilis.
2. Elles se développent surtout en haut, et parfois en bas, parce qu’elles sont, en ces points, moins gênées.