CHASSA1GNAC
pédicule, mais comprimée encore dans toute sa masse par deux bandes musculaires aplaties qui la retiennent dans sa position et qui tendent à la comprimer entre elles. »
L’angine lacunaire est ainsi décrite : « Au lieu d’être dure, comme cela arrive d’ordinaire, la substance de l’amygdale peut être si friable qu’elle constitue une sorte de bouillie. Les lacunes présentent des lésions diverses suivant le cas ; leurs orifices peuvent être si dilatés et leur cavité si profonde qu’on dirait que la glande est trouée jusqu’à son centre. Mais le stylet introduit s’arrête toujours au niveau de la demi-capsule décrite plus haut. Ces cryptes, quant elles sont atteintes de suppuration chronique, pourraient pendant longtemps verser incessamment du pus dans la gorge. » Les conséquences des hypertrophies tonsillaires peuvent être, dit-il, beaucoup plus graves qu’on ne le pense généralement. 11 déclare que cette affection est, comme le pensait Dupuytren, une des entraves les plus fâcheuses au développement physique et moral de l’individu. Il signale les mêmes complications que Robert, soit du côté de l’ouïe (Samson et Bégin), soit du côté de la cage thoracique, et, fait à noter, admet pour ces dernières des idées pathogéniques sensiblement identiques. La dyspnée serait assez fréquente. Il a observé parfois une sensibilité douloureuse toute spéciale de la gorge1.
Chassaignac s’est efforcé de faire, dans certaines circonstances, l’amputation en quelque sorte simultanée des deux amygdales. Il employait dans ce but deux amygdalotomes de Fanhestock. La seule difficulté, dit-il, était le placement des instruments; voici comment il y a remédié. « L’opérateur, étant assis sur une chaise pendant que le