‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 165 sur 170 · Voir le paragraphe sur l’angine lacunaire, p · texte numérisé non relu

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AMYGDALITE CHRONIQUE

induration pouvant en d’autres cas être remplacée par une friabilité anormale ; d’un autre côté, épaississement des parois des lacunes et de leurs arrière-cavités, agrandissement de leur calibre qui se remplit de concrétions à divers degrés de consistance, et en rapport avec des changements de texture, augmentation de poids s’élevant de 3 h 7 grammes, à 5 grammes en moyenne, pour chaque tonsille. Voir le résumé des principaux caractères de l’hypertrophie tonsillaire, tels qu’ils sont généralement exposés. Pénétrant plus avant dans l’étude de ce sujet, E. Vidal (note manuscrite sur diverses préparations d’amygdales hypertrophiées examinées les unes à l’état frais, d’autres après macération dans une solution d’acide tartrique, et d’autres enfin après immersion pendant quelques jours dans une solution faible d’acide chromique) a reconnu que l’hypertrophie porte non seulement sur le tissu cellulaire profond et interfolliculaire (c’est-à-dire situé entre les lacunes), considérablement développé, mais encore sur les autres éléments constitutifs de la glande. Les follicules clos (nos follicules ou glandes lymphoïdes (voy. Histologie), visibles à l’œil nu, ont acquis des dimensions relativement considérables et sont, pour la plupart, du volume d’un grain de plantin, quelques-uns atteignent même les proportions de grains de millet. Au microscope, leur contenu est moins transparent qu’à l’état normal. Les noyaux de l’épithélium nucléaire sont plus réfringents sur leurs bords, et un peu plus granuleux. On y trouve aussi un plus grand nombre de cellules que dans le liquide des follicules sains ; c’est une véritable hyperplasie, c’est-à-dire une augmentation en nombre et en volume des éléments constitutifs, variété d’hypertrophie, dit E. Vidal, dont les glandes vasculaires sanguines à follicules clos offrent de nombreux exemples ».

DESNOS

Sans insister sur la symptomatologie déjà connue depuis longtemps, Desnos s’appesantit un peu plus sur les conséquences éloignées du mal, que de récents travaux commençaient à mettre en évidence. Voici ce qu’il dit sur les perturbations auditives : c< Ce n’est pas seulement dans l’amygdalite aiguë que les fonctions de l’oreille sont atteintes ; on observe également des troubles de l’ouïe dans l’hypertrophie tonsillaire ; mais tandis que dans l’amygdalite, ils consistent surtout en des phénomènes douloureux, il s’agit plutôt ici d’une diminution de la faculté d’entendre, variant d’une simple dureté de l’oreille à une surdité complète, affectant un seul ou même deux côtés à la fois. Ces faits sont connus depuis longtemps. Ce qui l’est peut-être moins, et pourtant ce qui a une importance thérapeutique, c’estle mécanisme selon lequel se produit et s’entretient la perte de l’audition. -Beaucoup de personnes sont portées à penser que c’est par la compression de la trompe d’Eustache que les amygdales hypertrophiées entravent le libre exercice des fonctions de l’oreille. Mais Harvey a fait remarquer que les tonsilles, à mesure qu’elles grossissent, gagnent en avant et en arrière, c’est-à-dire dans la direction de la bouche et de l’œsophage, et que, par conséquent, l’orifice de la trompe est plutôt élargi que rétréci. Il met surtout en cause, et avec raison, le gonflement de la muqueuse qui tapisse ce conduit, frappée d’une phlegmasie chronique1, qui s’étend plus ou moins au reste de l’oreille. Crisp pense comme Harvey. Nous sommes d’autant plus portés à partager l’opinion de ces pathologistes, que les malades perçoivent également dans l’inflammation chronique des amygdales, le gargouillement de l’amygda-

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