VALLE1X
« Il semble donc, au premier abord, qu’il est extrêmement facile de tracer Fhistoire de ces affections, mais on voit bientôt que les anciens auteurs, n’ayant point connu parfaitement les caractères anatomiques de ces maladies diverses et que, les médecins modernes 1 ayant paru-tenir un compte insuffisant du siège des lésions très différentes, il en est résulté une très grande confusion. Ce n’est donc pas une petite difficulté que d’exposer d’une manière précise ce qui appartient en propre à chacune des affections particulières du pharynx que nous allons passer successivement en revue. » Bien que Valleix fut d’aspirations très modernes, qu’il aimât a aller de l’avant et qu’il apportât une juste attention aux travaux si importants de son époque, il était trop clinicien et trop érudit pour négliger les notions parfois très' remarquables du passé. Aussi tient-il le plus grand compte de Stoll, de Franck, pour ne citer que les auteurs dont il s’inspire le plus souvent. Mais il s’élève contre l’extension du mot angine aux maladies du larynx, terme que Delaberge et Monneret voulaient conserver à l'exemple, du reste, de l'illustre Van Swieten. Aussi se prononce-t-il contre « cette mauvaise dénomination d’angine, qui, étymologiquement, donne raison aux pires confusions, qui ont été une des causes principales des absurdités qui régnent encore sur cette branche de la nosologie. Les maladies du pharynx différent des maladies du larynx, non seulement par leur siège, mais encore par des symptômes importants, par leur marche, par leur gravité et par les moyens de traitement qui leur sont propres; il est donc indispensable de séparer des affections si différentes après avoir ainsi fixé sans erreur possible sa terminologie » . Il ne fait pas remar-