‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 19 sur 170 · Pinel, Rostan, Fuchs · texte numérisé non relu

Pinel, Rostan, Fuchs

ANGINE SIMPLE AIGUE

quer, comme il l’aurait peut-être dû, que pharyngite et laryngite coïncident fréquemment et alors, mêlent leur symptomatologie. Il adopte donc les. termes laryngite et pharyngite et supprime celui d’angine pour éviter les confusionsdeses prédécesseurs1. « La discussiondans laquelle je viensd’entrer ne paraîtra point oiseuse, si l’on réfléchit à l’idée vague que fait naître cette expression d’angine et que n’ont point, suivant moi, suffisamment réussi à désigner. les dénominations d’angine pharyngée et d’angine laryngée employées par les auteurs modernes ». Yalleix ne fut pas seul de son avis; celui-ci était partagé par Roche. Cette précision plaisait aux adeptes de Broussais, dont plusieurs se servirent exclusivement du terme nouveau. Cependant la dénomination d’angine était, malgré tous ses défauts, si ancrée dans les traditions médicales qu’elle survécut aux attaques qu’on avait dirigées contre elle. Mais il n’en fut pas tout à fait de même du mot esquinancie, qui est maintenant bien vieilli et de celui de cynanche qui n’a guère été employé que par les médecins anglais de la première moitié de ce siècle.

Yalleix, qui rejette la conception uniciste de Pinel, de Rostanet de quelques autres, mentionne ainsi les variétés acceptées par la généralité des auteurs. « Elles sont principalement fondées surle siège de la lésion, sur la forme que présente la maladie et sur les causes présumées qui l’ont produites. Ilrâppelleque Boerhaaveet Van Swietenadmettaient : une angine aqueuse, dans laquelle la tuméfaction était considérable (ils avaient vu un œdème aigu des parties constituantes du pharynx), une angine squirrheuse remarquable par la dureté des tissus (et qu’on doit probablement rapporter à l’induration chronique des amyg-

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