‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 21 sur 170 · Mondière venait de les étudier · texte numérisé non relu

Mondière venait de les étudier

ANGINE SIMPLE AIGUE

veau monde savaient parfaitement se tenir au courant des progrès accomplis ailleurs.

Les indications fournies par Piorry sont presque inutilisables à cause d’une terminologie baroque qui n’a été adoptée que par l’auteur, de considérations théoriques depuis longtemps vieillies et d’une mauvaise disposition didactique, qui enfouit, pour ainsi dire,, dans le chapitre confus des maladies digestives en général, un certain nombre de remarques assez intéressantes sur la pathologie pharyngée. Bien que Piorry ne sache pas convenablement répondre à cette question, il se demande quel est V aspect véritablement normal du pharynx. Il se rend bien compte combien il èst difficile de résoudre ce problème, dont la solution dépend de l’âge, des phlogoses antérieures gutturales, des individus. Billard avait déjà montré que la teinte parfois très rouge de la gorge chez les nourrissons peut faire- croire à une angine qui n’existe pas. Piorry rappelle que les femmes, surtout à la période de la ménopause, peuvent être sujettes à tous les phénomènes subjectifs des angines ; cependant ^inspection du pharynx prouve, par la teinte normale de la muqueuse et l’absence de la tuméfaction des parties, qu’il n’y a point d’inflammation du gosier1. Par quelques faits cliniques, il montre combien est parfois nécessaire un examen précoce du côté de la gorge, même si celleci n’attire pas particulièrement l’attention sur elle par des symptômes spéciaux. « J’ai eu, dit-il, à me repentir de n’avoir pas procédé à l’inspection du pharynx dans un cas d’entérite septicémique, compliquée d’angine membraneuse 2. » Quand l’angine se prolonge plus que

1. Piorry a donc été un dés premiers à signaler les troubles gutturaux dysménorrhéiques réflexes et non inflammatoires.

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