‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 22 sur 170 · S’agissait-il de pourriture d’hôpital · texte numérisé non relu

S’agissait-il de pourriture d’hôpital

PIORRY

■d’habitude, il faudrait craindre la formation d’un abcès •existant fréquemment au-dessus ou à la périphérie de l’amygdale h II signale les enduits épais qui existent fréquemment sur la racine de la langue et même sur tout cet ■organe. La voix' aurait xmtimbre si spécial (nasonné ?), qu’il permettrait, à lui seul, souvent à un médecin exercé de reconnaître l’existence d’une amygdalite. Les accès de suffocation, la dyspnée, la bouffissure de la face dépendraient delà tuméfaction tonsillaire, mais s’observeraient de préférence chez les enfants. Parfois il y aurait des névralgies et même des symptômes cérébraux assez ■alarmants. Enfin, Piorry rappelle que des états généraux très variés, tenant aux perturbations de certains viscères, •ou même de certains appareils tel que le circulatoire, peuvent retentir sur le pharynx et y amener des troubles d’aspect spécial 1 2. Les rougeurs phlegmasiques pharyngées se distingueraient des simples congestions, parce •qu’elles ne seraient pas généralement uniformes danstoute leur étendue, qu’elles se présenteraient souvent çà et là . sous l’aspect de pointillés, de bandes rougeâtres, que séparent des intervalles de tissus à coloration plus ou moins normale. Les bords de ces plaques sont souvent plus foncés que le centre. La déclivité ne fait pas non plus sentir' aussi nettement son influencé que dans les hypéa'émies. Pendant les nécropsies, on constaterait souvent que les parties sous-dermiques ou même dermiques profondes sont le siège de sugillations sanguines. La phlegmasie du voile et des piliers se distinguerait souvent par une teinte rouge très accusée. Enfin, on observerait

1. C’est, comme on le voit, le siège précis de l’ouverture des abcès péritonsillaires sur lequel insiste surtout Botey, Bien longtemps après Piorry.

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