‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 23 sur 170 · Ex. : Congestion intense du pharynx dans l’asystolie · texte numérisé non relu

Ex. : Congestion intense du pharynx dans l’asystolie

ANGINE SIMPLE AIGUE

le gonflement œdémateux habituel des parties lâches,, notamment de la luette.

Grisolle établit ainsi la fréquence des angines les plushabituelles, c’est-à-dire des amygdalites : pas d’inflammation tonsillaire chez le nouveau-né et les premiers mois qui suivent la naissance; le mal apparaît dès le début de la seconde enfance et y devient fréquent; le maximum est entre 45 et 30 ans ; l’affection serait rare après 40, ans et exceptionnelle chez les sujets âgés. L’auteur nie l’influence du sexe et déclare ignorer celle des tempéraments. Reconnaissant les mêmes causes que l’angine gutturale (froid et ingesta), l’amygdalite plus souvent encore que celle-ci régnerait épidémiquement L La question si discutée et résolue si diversement par les nosologistes de l’antériorité des symptômes généraux,, est décidée par la négative. « L’amygdalite débute habituellement sans prodromes ou après des prodromes légers ». L’auteur signale les grimaces, les contorsions de la figure pendant que les malades avalent; ce qui est, à un moment donné, très douloureux. Il insiste sur les quintes de toux, produites, par exemple, par la déglutition, et qui, après avoir provoqué de vives souffrances, se terminent par le rejet de mucosités opaques et visqueuses, « La voix est enrouée, et dans la plupart des cas elle est étouffée et semble se passer uniquement dans la gorge. » Après avoir décrit les signes physiques, les dépôts pultacés blanchâtres qui se déposent çà et là, Grisolle insiste sur le malaise, la fièvre, la courbature qui ne manquent jamais dans les angines tant soit peu intenses. Parfois l’état gastrique et bilieux serait très

1. Barthez et la majorité des auteurs avaient au contraire en vue l’angine catarrhale (grippale?).

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