Angine lacunaire
BÉHIER ET HARDY
béance habituelle de la bouche, la suppression de la respiration nasale, les déformations thoraciques, etc.
Béhier et Hardy donnent des détails assez circonstanciés sur les lésions macroscopiques des amygdalites d’après Morgagni, Andral, Rilliet et Barthez, etc. Si l’on incise, disent-ils, les tonsilles « on voit ordinairement le tissu de l’organe rouge et injecté. Quelquefois on y rencontre des collections purulentes ou des amas de matières d’apparence caséeuse. Ces différents points sont situés soit dans le tissu cellulaire qui unit les lacunes, soit dans les lacunes elles-mêmes agrandies, ou dans une cavité formée par la réunion accidentelle de plusieurs lacunes ëntre elles. Il est raisonnable de penser que les collections purulentes se forment lorsque l’inflammation existe dans le tissu cellulaire, qui sépare les lacunes, tandis que les matières caséeûses peuvent être rapportées à une altération du mucus, consécutives à l’inflammation du crypte muqueux lui-même ». Contrairement aux organes doubles dont la phlegmasie bilatérale est rare, les altérations frapperaient ici le plus souvent les deux amygdales.
Ces auteurs admettent que les prodromes des amygdalites et des angines catarrhales sont fréquents, mais manquent néanmoins chez un certain nombre de sujets1. La toux est rapportée au besoin de détacher les mucosités visqueuses de la gorge, qui irritent celle-ci à la façon d’un corps étranger. L’hâleine serait fétide, la voix nasonnée ; souventle malade ne pourrait écarter les mâchoires, La langue devenant douloureuse au moindre mouvement, la parole est pénible, et parfois les malades y renoncent entièrement. Quant aux douleurs d’oreille, bourdonnements et phénomènes dé surdité légère, ils seraient