Quand l’infection est restée locale
ANGINE SIMPLE AIGUE
dus aucatarrhe propagé à la trompe d’Eustache. Des phénomènes de suffocation, d’apparence souvent très grave, surviendraient parfois quand l’amygdalite est double et les tonsilles très tuméfiées. Non seulement il existerait souvent ça et là sur les amygdales des dépôts jaunâtres, mais parfois encore une fausse membrane crémeuse, peu épaisse, peu consistante et peu adhérente. -Lorsque le pus s’échappe par un petit pertuis, on ne reconnaîtrait l’évacuation que par la fétidité de l’haleine, la nature des viscosités rejetées par le malade qui sont teintées de sang et par la rémission rapide de tous les accidents. Béhier et Hardy disent quelques mots sur les fusées purulentes à distance d’après Londe, sur les ouvertures cutanées, etc. Comme presque la totalité des écrivains de cette période, ils déclarent la terminaison par gangrène excessivement rare. Ils décrivent assez longuement le passage à l’état chronique, mais sans remarques nouvelles. L’affection aurait chez certains individus un caractère réellement périodique et reviendrait dans ces cas, une ou deux fois par an vers les mêmes époques. Béhier et Hardy admettent aussi les épidémies d’amygdalite, en dehors de toute fièvre éruptive.
Quant à l’angine gutturale proprement dite, ils affirment, Contrairement à Pinel et à Rostan, que les divisions topographiques ne sont pas entièrement à rejeter. Ils montrent que la rougeur peut être uniforme ou se montrer seulement par îlots, par plaques. Les symptômes généraux prendraient parfois une intensité surprenante, en désaccord avec la bénignité apparente des troubles locaux; ils citent un cas de mort rapide au milieu d’une adynamie profonde, malgré la légèreté apparente des symptômes pharyngés (angine septique hyper-