‹ Histoire des maladies du pharynx. Vol. IVChapitre 29 sur 170 · VIDAL DE CASSIS · texte numérisé non relu

VIDAL DE CASSIS

toxique ?) Trousseau et d'autres encore avaient cité déjà des cas semblables. Ils décrivent avec soin une variété subaiguë1 d’angine catarrhale avec dysphagie légère, rougeur peu marquée, sécheresse, enrouement, quintes de toux fréquentes. Une succession d’exacerbations et de rémissions prolongerait parfois le mal pendant plusieurs mois consécutifs. Une autre variété serait l’angine œdémateuse, sans grande réaction phlegmasique chez certains sujets. Enfin, l’affection se montrerait assez souvent sous la dépendance d’un état morbide de l’estomac.

L'angine pharyngée proprement dite est divisée en supérieure et inférieure, d’après les notions courantes. Rappelons seulement qu’ils insistent sur les mucosités •grisâtres très visqueuses et très adhérentes, qui tapisseraient la paroi postérieure. Parfois leur aspect serait si trompeur que sans un examen attentif on les prendrait pour un ulcère.

Vidal de Cassis, dans son Traité de chirurgie, dit quelques mots de l’amygdalite suppurée. Il ne considère comme abcès . amygdalien que l’inflammation de la glande toute entière ou du tissu cellulaire qui double la glande au dehors. « L’inflammation des amygdales produit assez souvent une certaine quantité de pus; mais, suivant l’élément de la glande qui suppure, il y a ou n an collection de cette humeur. Ainsi, quand la muqueuse sécrète le pus, on le voit étalé sur les glandes et former une enveloppe plus ou moins épaisse ; ou bien il est versé dans lès lacunes de ces organes et rejeté plus ou moins promptement : dans ces deux cas il n'y a pas abcès. La vraie collection purulente se forme quand les granulations sont prises, ou quand il y a inflammation du tissu cellulaire

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